« J’adore les co­mé­dies ro­man­tiques »

Fic­tion Ma­rine Del­terme prend la clé des champs dans Le Mec de la tombe d’à cô­té, le ré­cit d’une ren­contre amou­reuse, sur TF1

Monaco-Matin - - Détente -

Q uand une bi­blio­thé­caire ren­contre un éle­veur­de­va­che­sau ci­me­tière, l’amou­rest-il­pos­sible? Tel est le thème de cette comédie bien en­le­vée, qui n’est pas sans rap­pe­ler

L’amour est dans le pré et à la­quel­lel’hé­roïne d’Ali­ceNe­vers et Pas­cal El­bé ap­portent leur charme et leur fi­nesse. Ren­con­trea­vecMa­ri­neDel­terme. Comment dé­cri­riez­vous votre per­son­nage?

Je suis une ci­ta­dine, in­tel­lec­tuelle, veuve de­puis un an et, tous les jours, je vais rendre visite à mon ma­ri au ci­me­tière. Je me suis en­fer­mée dans ma bulle mal­gré les ten­ta­tives d’une col­lègue (Vir­gi­nie Hocq) de m’en sor­tir. Contre toute at­tente, c’est au ci­me­tière que le des­tin place un fer­mier sur ma route… D’où vous est ve­nue cette idée de scé­na­rio?

C’est ti­ré d’un best­sel­ler de Ka­ta­ri­na Ma­zet­ti qui a fait l’ob­jet d’une pièce que Flo­rian Zel­ler avait vue. Nous vou­lions en faire une comédie ro­man­tique. Comme il est dif­fi­cile de ne pas tom­ber dans la ca­ri­ca­ture nous avons confié l’adap­ta­tion à Da­vid Foen­ki­nos. Je vou­lais aus­si mon­trer le jo­li cô­té de la France, la cam­pagne, les beaux vil­lages. Même si c’est désuet. Pour­quoi te­niez­vous à une comédie ro­man­tique?

Parce que j’adore ça! Quand elles sont réus­sies, je peux les re­gar­der en boucle. Mal­heu­reu­se­ment, on n’en fait pas beau­coup en France. Et ça n’est pas très bien consi­dé­ré non plus. On ne donne ja­mais de prix aux co­mé­dies. C’est un art mi­neur, mais c’est la lé­gè­re­té de la vie. Et, à tra­vers ce­mode d’ex­pres­sion, on peut par­ler de beau­coup de choses. Croyez­vous que l’amour soit du­rable quand on n’a rien en com­mun? À l’époque où tout est for­ma­té, ces deux­là forment un drôle d’at­te­lage, certes. Mais j’y crois. D’ailleurs, le ha­sard a fait qu’on a tour­né dans une ferme de Nor­man­die où les ha­bi­tants nous en ont don­né la confir­ma­tion. L’épouse était néer­lan­daise et prof de fran­çais. Elle avait lu le livre. Elle nous a dit : « C’est mon his­toire il y a vingt ans »… Êtes­vous tou­jours fi­dèle à Alice Ne­vers?

Plus que ja­mais. De­puis l’an 2000, la pro­duc­trice Pas­cale Breu­gnot a su faire évo­luer cette sé­rie, qui m’a per­mis de gran­dir. Et me laisse le temps de mon­ter d’autres pro­jets. Ac­tuel­le­ment, je tra­vaille sur une adap­ta­tion lit­té­raire, que je vais réa­li­ser moi­même… PROPOS RE­CUEILLIS PAR ÉLI­SA­BETH PER­RIN

Ma­ri­neDel­terme: « Je­joueu­ne­veu­ve­qui, contre­tou­teat­tente, va­ren­con­tre­run­fer­mier dans­le­ci­me­tière qu’el­le­fré­quen­te­tous les jours ».

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