Un po­li­cier an­ti­bois sort son arme pour un conflit conju­gal

Monaco-Matin - - Côte D’azur -

De­puis l’état d’ur­gence, les po­li­ciers peuvent gar­der leur arme de ser­vice 24 heures sur 24. Ce n’est pas une rai­son pour pla­cer son pis­to­let SigSauer sous son oreiller et de pla­cer le ca­non de son arme sur la tempe de son ri­val amoureux. C’est ce qu’a rap­pe­lé le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Grasse. Il a condam­né, mer­cre­di soir, un po­li­cier an­ti­bois de 41 ans (dé­fen­du par Me Va­liergues), an­cien membre de la bri­gade an­ti­cri­mi­na­li­té, à six mois de pri­son avec sur­sis. Le par­quet avait re­quis six mois ferme. La peine a été as­sor­tie d’une mise à l’épreuve pen­dant deux ans, l’in­ter­dic­tion de por­ter une arme et d’en­trer en contact avec sa vic­time. Le bri­ga­dier de­vra en plus ver­ser 2000 eu­ros d’amende et 2000 eu­ros de dom­mages et in­té­rêts. Le po­li­cier avait dé­jà été re­ti­ré du ter­rain par sa hié­rar­chie de­puis plu­sieurs mois. L’af­faire res­semble à un mau­vais Vau­de­ville. Une femme est en ins­tance de sé­pa­ra­tion. Elle ex­plique qu’elle est me­na­cée par son fu­tur ex-ma­ri. Ce der­nier vient ré­cu­pé­rer des ef­fets per­son­nels dans leur mai­son de Juan-LesPins. Le po­li­cier est alors dans le lit conju­gal. La ren­contre entre les deux hommes se passe mal et se ter­mine par des me­naces avec arme. Le pré­ve­nu a contes­té avoir uti­li­sé son arme de ser­vice mais une ma­traque. Un ar­gu­ment qui n’a pas con­vain­cu le tri­bu­nal, plu­tôt en­clin à re­te­nir la plainte très cir­cons­tan­ciée de la vic­time.

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