Le monde de… My­riam Ch­raï­bi

L'Officiel Maroc - - CONTENTS - Par soraya tadlaoui

Fruit de la col­la­bo­ra­tion entre My­riam Ch­raï­bi et son fils Ha­tim El An­da­lous­si, la marque ma­ro­caine de joaille­rie fine nous fait par­ta­ger son his­toire de fa­mille.

Pa­ris, 2007, sa­lon Bi­jo­rh­ca : My­riam Ch­raï­bi et son fils tombent sous le charme de l’uni­vers du bi­jou, de la pas­sion qui animent ceux qui les ima­ginent et les conçoivent, de l’amour des ma­tières pré­cieuses. Dès lors, elle se lance dans l’aven­ture avec pour fil rouge l’en­vie de pro­po­ser une al­ter­na­tive fan­tai­sie à la joaille­rie tra­di­tion­nelle. Le bi­jou comme une oeuvre d’art, pen­sé comme une création in­édite où trans­pa­raît l’iden­ti­té de la marque, où les cou­leurs ra­vivent des formes épu­rées et éthé­rées, où le chic s’échappe de lignes gra­phiques.

Ai­mer, pas­sion­né­ment

Le mé­tier de bi­jou­tier ? Ap­pris en au­to­di­dacte pour My­riam Ch­raï­bi, pas à pas, avec ses contraintes et ses im­pé­ra­tifs tech­niques. Vi­déos, lec­tures, sa­lons, ren­contres, elle re­double de pas­sion pour don­ner vie à Noé­mie. “C’est en for­geant que l’on de­vient for­ge­ron”, vous di­ra-t-elle. Ins­pi­rée par les tra­di­tions ma­ro­caines, émue par la pu­re­té des pierres na­tu­relles, in­té­res­sée par leurs ver­tus, pas­sion­née de mode et de ten­dances, elle ima­gine ses bi­joux comme un re­flet du monde qui l’en­toure.

Succes sto­ry

De cette pas­sion nais­sante, My­riam et Ha­tim en ont fait une réa­li­té tan­gible, construite pe­tit à pe­tit. Ventes pri­vées à do­mi­cile, évè­ne­ments, ex­po­si­tions, le duo est re­mar­qué, les bi­joux si­gnés Noé­mie tapent dans l’oeil. Dis­tri­bués à tra­vers cer­tains hô­tels de luxe, le pro­jet d’une bou­tique épo­nyme voit le jour au coin d’une rue du pres­ti­gieux Tri­angle d’or ca­sa­blan­cais en 2014. Quatre an­nées plus tard, avec une pré­sence sur la Toile, deux bou­tiques et une ex­pan­sion en Afrique à ve­nir en 2018, mère et fils pour­suivent leur af­faire de fa­mille avec suc­cès.

À chaque jour, son bi­jou

Si Noé­mie tend à dé­mo­cra­ti­ser le bi­jou comme un ac­ces­soire à part en­tière que l’on change au gré des hu­meurs et des ten­dances de mode, sa sym­bo­lique éter­nelle n’en est pas moins an­ni­hi­lée tant la mère et le fils ac­cordent une im­por­tance à la qua­li­té des ma­té­riaux sé­lec­tion­nés. Mé­taux pré­cieux, perles de culture, pierres se­mi-pré­cieuses, il s’agit de briller, mais avec élé­gance. Pas de clin­quant su­per­flu ici. Bra­ce­lets à charms, col­liers à géo­mé­tries, bagues sur­pre­nantes, sau­toirs raf­fi­nés, boucles d’oreille oni­riques… si mère et fils re­fusent de se can­ton­ner à un style, l’es­thé­tique de Noé­mie ré­vèle une cer­taine grâce, une épure tein­tée de ro­man­tisme où sur­gissent des ins­pi­ra­tions ma­ro­caines, comme dans la col­la­bo­ra­tion avec l’ate­lier Aït Ma­nos, maîtres du zel­lige ma­ro­cain, in­ti­tu­lée Zel­li­queen, où une étoile de cé­ra­mique ser­tie d’or de­vient un char­mant pen­den­tif. Et ques­tion va­rié­té des mo­dèles, Noé­mie ne nous laisse pas sur le car­reau. De best-sel­lers re­con­duits à des créa­tions sai­son­nières, en pas­sant par du sur me­sure, la marque a de l’ima­gi­na­tion et de l’amour à re­vendre. noé­mie, angle rues aïn ati et aïn aou­da, ré­si­dence mous­sa­mih, bour­gogne - tri­angle d’or, ca­sa­blan­ca. www.noe­mie­crea­tions.com

Les bo­bines de fi l, base des bra­ce­lets à charms.Les bagues aux airs de sculp­tures or­nées de perles ba­roques. My­riam Ch­raï­bi et son fi ls Ha­tim El An­da­lous­si.

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