Jouer une femme sa­dique, ce n’est pas de tout re­pos

MI­NI­SÉ­RIE Na­ta­lie Dor­mer («Game of Th­rones») a eu du mal à as­su­mer son per­son­nage dans «Pi­que­nique à Han­ging Rock».

20 Minutes - Genève - - Télévision -

Dif­fu­sée de­puis peu sur Ca­nal+ et la BBC, la mi­ni­sé­rie aus­tra­lienne «Pique-nique à Han­ging Rock» sé­duit de nom­breux té­lé­spec­ta­teurs. Cette fic­tion, qui se dé­roule en 1900, ra­conte le drame de quatre étu­diantes qui dis­pa­raissent mys­té­rieu­se­ment lors d’un pique-nique dans le désert aus­tra­lien. Avec son re­gard gla­çant, Na­ta­lie Dor­mer in­sa­carne à mer­veille la gou­ver­nante Hes­ter Ap­pleyard, qui use de mé­thodes diques pour contrô­ler les étu­diantes de son pen­par sion­nat.

Ce rôle n’a pas été tous les jours fa­cile à as­su­mer pour la star de «Game of Th­rones». Elle a très mal vé­cu une scène où son per­son­nage hu­mi­lie et mal­traite phy­si­que­ment Sa­ra, jeune or­phe­line in­ter­pré­tée Ines Cur­ro, 14 ans (mé­daillon). «Frap­per Ines était hor­rible. Je n’ai pas du tout ai­mé cette jour­née de tour­nage», se rap­pelle l’An­glaise de 36 ans dans «Me­tro». Par chance, l’ado «a vite com­pris la dif­fé­rence entre la réa­li­té et la fic­tion», as­sure Na­ta­lie, qui a pui­sé dans la psy­cho­lo­gie de son per­son­nage: «On doit creu­ser dans l’hu­ma­ni­té d’Hes­ter et com­prendre qu’elle est elle-même une or­phe­line trau­ma­ti­sée. Cette femme pense qu’elle donne de l’amour à ces filles, mais c’est une psy­cho­pathe.» Pour être cré­dible dans son jeu d’ac­trice, Na­ta­lie a dû se sur­pas­ser. «Ça m’a mise très mal à l’aise par­fois», avoue-t-elle.

Son sup­plice n’au­ra pas du­ré long­temps. La fic­tion, com­po­sée de six épi­sodes, n’a en ef­fet pas de suite. Il s’agit d’une adap­ta­tion stricte du roman de Joan Lind­say pu­blié en 1967.

–DR

Na­ta­lie Dor­mer (en rouge) in­carne une gou­ver­nante odieuse dans l’Aus­tra­lie des an­nées 1900.

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