Les connexions sué­doises de Bel­lier

24 Heures - - Sports -

Pour An­toine Bel­lier, ce week-end bien­nois a une sa­veur par­ti­cu­lière. D’abord parce que la Coupe Da­vis, même en voie de mu­ta­tion, exerce tou­jours ses charmes pour un joueur de cet aca­bit (ATP 905). «Le fait d’être en équipe, de pas­ser une se­maine avec les meilleurs joueurs du pays et Seve

(ndlr: le ca­pi­taine Se­ve­rin Lü­thi, par ailleurs coach de Ro­ger Fe­de­rer), qui nous fait pro­fi­ter de son ex­pé­rience, consti­tue un gros plus à mes yeux, par rap­port aux se­maines où tu voyages tout seul sur le cir­cuit», ex­plique le Ge­ne­vois de bien­tôt 22 ans – il les fê­te­ra le mois pro­chain. Mais si ce bar­rage face à la Suède fait of­fice de clin d’oeil pour lui, c’est aus­si et sur­tout parce qu’An­toine Bel­lier s’est ins­tal­lé à Stock­holm en dé­but d’an­née.

«Il y a un pe­tit cô­té réunion de fa­mille, c’est sym­pa» An­toine Bel­lier

Joueur de l’équipe de Suisse

Le gau­cher tra­vaille en ef­fet de­puis jan­vier sur les courts de Good to Great, l’aca­dé­mie fon­dée par Ma­gnus Nor­man, en­traî­neur de Stan Wa­wrin­ka, ain­si que deux ex-pro­fes­sion­nels de la balle, Ni­ck­las Kul­ti et Mikael Till­ström. «Même si les ré­sul­tats peinent en­core à ve­nir, je pro­gresse à tous les ni­veaux de­puis que je suis là-bas, s’en­cou­rage An­toine Bel­lier. À moi de conti­nuer à bos­ser et fran­chir des caps.» Clas­sé 503e mon­dial voi­ci deux ans, le Ge­ne­vois a, de­puis, ré­gres­sé. Mais il ne se dé­cou­rage sur­tout pas. Pas titularisé pour les simples de ven­dre­di («Je res­pecte le choix du coach, car il me l’a bien ex­pli­qué»), le jeune homme a de bonnes chances d’être ali­gné en double sa­me­di, aux cô­tés de Lu­ca Mar­ga­ro­li. Et il n’est pas im­pos­sible, se­lon le dé­rou­le­ment du week-end, qu’on fasse ap­pel à lui di­manche. Il pour­rait alors af­fron­ter Jo­na­than Mrid­ha, élé­ment qu’il cô­toie qua­si au quo­ti­dien puis­qu’il s’en­traîne dans la même aca­dé­mie à Stock­holm. «Oui, je le connais et c’est as­sez ri­go­lo de se re­croi­ser ici à Bienne, com­mente An­toine Bel­lier, qui a par­fois aus­si af­faire à Jo­han Hed­sberg, ac­tuel ca­pi­taine sué­dois en Coupe Da­vis. Il y a un pe­tit cô­té réunion de fa­mille, c’est sym­pa.»

Pour trans­for­mer le clin d’oeil en éclat de rire, il ne reste plus à An­toine Bel­lier qu’à ap­por­ter un ou deux points à la Suisse lors de ce bar­rage. His­toire de pou­voir ren­trer à Stock­holm le coeur lé­ger, sans le moindre risque de se faire cham­brer. S.M.

Newspapers in French

Newspapers from Switzerland

© PressReader. All rights reserved.