Pri­vi­lé­gions la pro­duc­tion lo­cale

24 Heures - - Opinions -

À pro­pos de l’ar­ticle in­ti­tu­lé «L’an­née ca­tas­tro­phique de la bet­te­rave su­crière rend les pro­duc­teurs amers» («24 heures» du

8 oc­tobre 2018). Le 23 sep­tembre de cette an­née, hor­mis le Ju­ra, Neu­châ­tel, Vaud et Ge­nève, la Suisse a re­fu­sé les deux ini­tia­tives qui nous au­raient per­mis d’avoir un meilleur contrôle sur la pro­duc­tion de l’ali­men­ta­tion que nous consom­mons en Suisse. Dans cet ar­ticle, j’ap­prends les dé­gâts, chez les pro­duc­teurs de bet­te­raves su­crières, d’une po­li­tique eu­ro­péenne qui pri­vi­lé­gie la pro­duc­tion in­ten­sive et l’ab­sence de pro­tec­tion des em­ployés agri­coles au sein de l’Union, dont on ap­plique pour­tant les dé­ci­sions qui im­pactent di­rec­te­ment nos agri­cul­teurs. Les gens pensent faire des éco­no­mies en ache­tant des pro­duits bas de gamme, pro­duits à l’étran­ger dans des condi­tions éco­lo­giques et hu­maines ef­froyables, pour en­suite voir l’ar­gent des im­pôts de­voir com­pen­ser les pertes pour nos agri­cul­teurs qui ne peuvent ri­va­li­ser, car chez nous, nous avons des vraies règles qui en­cadrent la pro­duc­tion agri­cole. C’est hu­mi­liant pour nos agri­cul­teurs de de­voir at­tendre l’ar­gent de l’État au lieu de pou­voir vendre les pro­duits agri­coles au juste prix de leur pro­duc­tion. Quand est-ce que les gens com­pren­dront que la mon­dia­li­sa­tion, avec une po­li­tique de pro­duc­tion ba­sée uni­que­ment sur la crois­sance, ne de­vrait pas être ap­pli­quée dans la pro­duc­tion ali­men­taire. Il est temps que le peuple suisse dans son en­semble de­vienne res­pon­sable dans sa consom­ma­tion et pri­vi­lé­gie le lo­cal avant tout (lo­cal bio c’est en­core mieux) et res­pecte ain­si le tra­vail de ceux qui nous nour­rissent!

Ca­the­rine Ca­lant­zis Ro­bert, conseillère com­mu­nale Verte au PSIG, Bus­si­gny

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