Ban­quiers à l’épreuve de l’ex­cel­lence

Bilan - - Décryptage - PAR MA­RY VAKARIDIS

DES BO­NUS QUIRETRECISSENT comme peau de cha­grin. Des re­struc­tu­ra­tions sans fin. Des avan­tages en na­ture qui dis­pa­raissent les uns après les autres. Des pro­ces­sus de contrôle tou­jours plus lourds. Un sta­tut so­cial à l’au­ra dé­cli­nante...

Etre ban­quier en 2017, ce n’est plus ce que c’était dans les an­nées 1990. La mort du se­cret ban­caire ain­si que les crises suc­ces­sives, de la fin de la bulle in­ter­net aux sub­primes, sont pas­sées par là. En­trer dans la banque au­jourd’hui n’a plus rien d’une rente à vie.

C’est ce­pen­dant dans ce contexte ten­du que peuvent se dis­tin­guer l’ex­cel­lence et l’es­prit d’ini­tia­tive. Pour re­te­nir sa clien­tèle et at­ti­rer à lui de l’ar­gent frais, le conseiller ne peut plus se conten­ter de mettre les fonds à l’abri et d’écou­ler les pro­duits de la banque tout en en­cais­sant les com­mis­sions.

Il lui faut main­te­nant créer de la va­leur. Une ex­pres­sion qui si­gni­fie bien sûr rap­por­ter du ren­de­ment mais aus­si res­ter à jour sur les der­nières ten­dances, afin d’adap­ter l’offre aux at­tentes du client. Ce­lui-ci veut in­ves­tir dans le dé­ve­lop­pe­ment du­rable? Son in­ter­lo­cu­teur doit être à même de ré­pondre à ses at­tentes, même si la dé­marche le fait sor­tir de sa zone de confort.

Les temps ont chan­gé

Et puis, de grâce, que le ban­quier cesse de se plaindre de l’ob­ses­sion du risque de ré­pu­ta­tion qui a ga­gné l’en­semble du sec­teur. Les temps ont chan­gé. La banque doit main­te­nant re­cru­ter des pro­fes­sion­nels qui pensent comme des en­tre­pre­neurs. Pour des ré­mu­né­ra­tions qui res­tent mal­gré tout bien su­pé­rieures à la moyenne. Des dé­fis qu’une nou­velle gé­né­ra­tion de fi­nan­ciers est prête à re­le­ver.

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