Dé­sor­mais ex­cep­tion­nelle, la stra­té­gie de ne pré­sen­ter qu’un can­di­dat fut long­temps la norme

Le Matin Dimanche - - SUISSE -

L’idée d’un ti­cket à deux est as­sez ré­cente. Jusque dans les an­nées 90, les par­tis se conten­taient de lan­cer un seul can­di­dat of­fi­ciel dans la course. Et ce sont les ra­tés de l’exer­cice qui ont pous­sé les par­tis à chan­ger leurs pra­tiques. Des dé­con­fi­tures qui ont sur­tout concer­né la gauche. Ain­si en 1983, la Zu­ri­choise Li­liane Uch­ten­ha­gen, can­di­date of­fi­cielle du PS, a été re­ca­lée au pro­fit du So­leu­rois Ot­to Stich. Dix ans plus tard, le PS a connu la même mésa­ven­ture avec la Ge­ne­voise Ch­ris­tiane Brun­ner, la ma­jo­ri­té bour­geoise lui ayant pré­fé­ré le Neu­châ­te­lois Fran­cis Mat­they. C’est donc pour évi­ter l’élec­tion d’un can­di­dat sau­vage que les par­tis offrent dé­sor­mais un choix au Par­le­ment. Une tra­di­tion qui compte des ex­cep­tions. Ain­si, en 2006, le PDC lan­çait Do­ris Leu­thard seule dans la course. La can­di­da­ture de celle qui était à l’époque la pré­si­dente in­con­tes­tée du par­ti s’im­po­sait. Les autres for­ma­tions po­li­tiques re­chi­gnèrent, mais fi­nir par s’ac­com­mo­der de la stra­té­gie. Il n’était pas ques­tion d’in­suf­fler un nou­veau ca­mou­flet au PDC, lui qui avait per­du quelques an­nées plus tôt son deuxième siège au gou­ver­ne­ment, avec l’évic­tion de Ruth Metz­ler par L’UDC Ch­ris­toph Blo­cher.

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