Dès lun­di, 280 bars et res­tos vont fer­mer à Ge­nève

Le Matin Dimanche - - SUISSE -

Le conseiller d’état Mau­ro Pog­gia s’at­taque aux éta­blis­se­ments qui ne sont pas en règle. Les ins­pec­teurs pour­ront po­ser les scel­lés. Dès lun­di, quelque 280 éta­blis­se­ments pu­blics, sur les 2700 du can­ton de Ge­nève, se­ront contraints à fer­mer. Ces bars, ca­fés et res­tau­rants ne res­pectent pas la loi sur la res­tau­ra­tion, le dé­bit de bois­sons, l’hé­ber­ge­ment et le di­ver­tis­se­ment, en­trée en vi­gueur en 2016. Le conseiller d’état Mau­ro Pog­gia ex­plique la pro­cé­dure. Que va-t-il se pas­ser dès de­main? De­puis un mois, nous avons en­voyé à ces 280 éta­blis­se­ments une lettre de som­ma­tion pour leur dire qu’ils avaient jus­qu’au 15 oc­tobre pour fer­mer. Cer­tains pro­prié­taires sont cer­tai­ne­ment res­tés ou­verts jus­qu’au der­nier mo­ment, mais ont fi­ni par ob­tem­pé­rer. À par­tir de de­main et du­rant plu­sieurs se­maines, les ins­pec­teurs de la po­lice du com­merce se ren­dront sur place pour vé­ri­fier que c’est le cas. Et si ça ne l’est pas, ils fe­ront mettre les scel­lés.

La mé­thode est forte! Que leur re­pro­chez-vous?

La nou­velle loi sur la res­tau­ra­tion, le dé­bit de bois­sons, l’hé­ber­ge­ment et le di­ver­tis­se­ment est en­trée en vi­gueur il y a deux ans et de­mi. Tous les éta­blis­se­ments de­vaient sol­li­ci­ter une nou­velle au­to­ri­sa­tion d’ex­ploi­ter. Nous de­man­dions di­vers ren­sei­gne­ments, no­tam­ment pour vé­ri­fier que les ex­ploi­tants avaient les pa­tentes né­ces­saires et qu’il n’y avait pas eu de sanc­tion pour tra­vail au noir. Nous leur avons en­core lais­sé un an et neuf mois pour se mettre en confor­mi­té. A fin 2016, seuls 600 l’avaient fait. Nous avons en­voyé des rap­pels, éta­bli des contacts in­di­vi­duels… À un mo­ment, il faut dire stop.

Quel est le but?

Ce­lui qui ex­ploite un lieu sans rem­plir les condi­tions, no­tam­ment en termes de pa­tente, risque par exemple de ne pas sa­voir comment sto­cker la mar­chan­dise cor­rec­te­ment. Il y a aus­si un pro­blème de concur­rence dé­loyale face à tous ceux qui rem­plissent les condi­tions. Il en va fi­na­le­ment de la cré­di­bi­li­té de la loi.

Quels sont les éta­blis­se­ments concer­nés?

Je ne peux pas vous don­ner de noms. À Ge­nève, un tiers des éta­blis­se­ments changent de main chaque an­née. Mais ce ne sont pas les seuls concer­nés. Il y en a aus­si des plus grands, dont cer­tains ont un nom sur la place.

Est-ce que les au­to­ri­tés ge­ne­voises ont été trop souples jus­qu’à pré­sent?

On a un peu fer­mé les yeux et tar­dé à in­ter­ve­nir, afin de pré­ser­ver ce sec­teur éco­no­mique. A-t-on été moins exi­geant que les au­to­ri­tés d’autres can­tons? Je ne peux pas vous le dire. CA­RO­LINE ZUERCHER

Le conseiller d’état Mau­ro Pog­gia, char­gé du Dé­par­te­ment de l’em­ploi et de la san­té, jus­ti­fie la fer­me­ture des éta­blis­se­ments qui ne ré­pondent pas à la loi. La me­sure en­tre­ra en force de­main.

Newspapers in French

Newspapers from Switzerland

© PressReader. All rights reserved.