Me­ghan Markle dé­pense à tout va pour être la reine du style

Quatre mois et de­mi après son ma­riage, la nou­velle du­chesse joue les sta­ris­simes en se glis­sant dans les te­nues les plus chères des créa­teurs re­nom­més. Plus ci­gale que four­mi, elle aligne les fac­tures.

Le Matin Dimanche - - PEOPLE - ANNE-CA­THE­RINE RE­NAUD anne-ca­the­rine.re­naud @le­ma­tin­di­manche.ch

Comme dans les contes, ses atours semblent cou­sus d’or et d’ar­gent. Pas de doute, Me­ghan Markle ne vient pas de Hol­ly­wood pour rien, elle en a as­si­mi­lé les codes: être la plus dé­si­rable, briller de mille feux, tout le temps! C’est son beau­père, le prince Charles, éco­nome comme sa mère la reine Éli­sa­beth II, qui agite sa cal­cu­lette, af­fo­lé. Car c’est à lui, en tant que duc de Cor­nouailles et fils aî­né de la mo­nar­chie, qu’in­combe le de­voir de cou­vrir les frais des siens, c’est-à-dire de sa femme, de ses fils et de ses belles-filles. Or en­tre­te­nir une ve­dette ca­li­for­nienne qui a eu l’ha­bi­tude de se chan­ger dix fois en un seul épi­sode de sé­rie té­lé, il ne l’avait pas vu ve­nir.

On au­rait tort de re­pro­cher à Me­ghan Markle de se faire un peu plai­sir, d’au­tant plus qu’elle est aus­si sou­cieuse de faire hon­neur à son nou­veau rang. Mais tout de même. On ju­re­rait qu’elle a pris des cours chez Car­rie Brad­shaw, dans «Sex and the Ci­ty»! C’est sûr, l’ex-ac­trice a bai­gné dans un uni­vers gla­mour. Se vê­tir d’un tis­su bon mar­ché ne cor­res­pond pas à son idée de prin­cesse.

La nou­velle star de la royau­té

Pour pa­rer aux de­si­de­ra­ta de la fa­shio­nis­ta, nou­velle ve­nue dans le gi­ron des rois, le bud­get shop­ping al­loué aux deux jeunes couples (le prince William et Kate Midd­le­ton, le prince Har­ry et Me­ghan Markle) a aug­men­té de 2 mil­lions de francs: il a pas­sé à 6,5 mil­lions de francs de­puis son en­trée dans la fa­mille royale. Ac­cro aux créa­teurs – Gi­ven­chy, dont elle est la muse de­puis que la marque lui a confec­tion­né sa robe de ma­riée, mais aus­si Pra­da, Os­car de la Ren­ta, Dior, Cha­nel et Saint-laurent – Me­ghan au­rait dé­jà coû­té 198 000 francs au prince Charles de­puis son ma­riage en mai. À ce rythme, «The Dai­ly Mail» an­nonce qu’elle va dé­pas­ser le mil­lion à la fin de l’an­née. Tous les yeux se tournent alors vers Kate Midd­le­ton qui, elle, n’a dé­pen­sé que

155 000 francs en 2017 pour sa gar­de­robe. Pen­dant que la ci­gale Me­ghan flambe, la four­mi Kate éco­no­mise. La du­chesse de Cam­bridge n’hé­site pas à por­ter du Za­ra ou du Top­shop, deux marques de prêt-à-por­ter très po­pu­laires en An­gle­terre. Bien sûr, Kate a aus­si des robes haute cou­ture, mais elle les re­cycle. Ain­si elle a ho­no­ré une gar­den-par­ty en 2016 dans la robe, si­gnée Alexan­der Mc­queen, qu’elle por­tait au bap­tême du prince George trois ans au­pa­ra­vant. À la dé­charge de Me­ghan la dé­pen­sière, «The Te­le­graph» ex­plique que l’ex­plo­sion shop­ping du bud­get est aus­si due au fait que Sa Ma­jes­té la reine s’af­fiche beau­coup moins en pu­blic, à 92 ans, et donc dé­pense peu en toi­lettes. Et rap­pe­lons que les membres de la fa­mille royale n’ont pas le droit de por­ter des vê­te­ments prê­tés par des marques, comme le font les ac­trices.

Elle fait val­ser le pro­to­cole

Et puis tout le monde re­con­naît que la belle Amé­ri­caine, très bien conseillée, élec­trise l’as­sis­tance à cha­cune de ses ap­pa­ri­tions. Et, loin d’être sotte, Me­ghan Markle sait aus­si que ce sont ces te­nues qui parlent pour elle, elle qui doit sou­vent sou­rire sur com­mande et res­ter muette. Ain­si, elle a en­freint trois règles ves­ti­men­taires ré­cem­ment. Une dé­marche tout sauf ano­dine. C’était lors de la co­mé­die mu­si­cale «Ha­mil­ton», le 29 août der­nier, au Théâtre Vic­to­ria Pa­lace à Londres: la nou­velle star a osé la robe bla­zer noire, et au-des­sus du ge­nou. En plus, ses jambes étaient dé­nu­dées, sans les col­lants cou­leur chair, de ri­gueur se­lon le pro­to­cole. Cer­tains y ont vu une al­lu­sion à La­dy Di qui avait aus­si por­té, en 1994, une pe­tite robe noire au-des­sus du ge­nou et très dé­col­le­tée. Si elle re­prend le flam­beau, ce n’est pas pour rien. La ro­tu­rière, de trois ans plus âgée que son époux, ex-ve­dette d’une sé­rie té­lé, di­vor­cée et fé­mi­niste, mé­tisse et en­ga­gée pour une meilleure re­pré­sen­ta­tion des Afro-amé­ri­cains, n’est pas là pour faire ta­pis­se­rie. Et on es­père de Me­ghan qu’elle va conti­nuer à faire bou­ger les lignes.

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