Marc-oli­vier Fo­giel à la fois père et mère

Le Matin Dimanche - - PEOPLE - ANNE-CA­THE­RINE RE­NAUD

Il vient d’écrire un livre bou­le­ver­sant sur un su­jet qui lui tient à coeur: la ges­ta­tion pour au­trui. C’est grâce à elle que l’ani­ma­teur a pu fon­der une fa­mille avec son ma­ri.

C’est la pre­mière fois que Marc-oli­vier Fo­giel, 49 ans, se confie si in­ti­me­ment. Pa­ru le 3 oc­tobre, «Qu’est-ce qu’elle a ma fa­mille?» ra­conte le par­cours ja­lon­né d’obs­tacles, mais aus­si de joies, quand on est un ho­mo qui dé­sire avoir un en­fant avec son com­pa­gnon. Avec son ma­ri, le pho­to­graphe Fran­çois Roe­lants, il s’est en­vo­lé aux États-unis pour choi­sir une mère por­teuse, Mi­chelle, qui a don­né nais­sance à leurs deux filles, Mi­la, 7 ans, et Li­ly, 5 ans. «Quand on est un couple gay, pour construire une fa­mille, il n’y a pas cin­quante so­lu­tions», ex­plique-t-il dans «Elle». «Pour de nom­breuses rai­sons, j’ai écar­té l’adop­tion et la co­pa­ren­ta­li­té. Quant à la GPA (ndlr: ges­ta­tion pour au­trui), j’avais à peu près toutes les ré­serves que ses op­po­sants ont au­jourd’hui. J’ai en­quê­té et dé­cou­vert une réa­li­té à l’op­po­sé de mes pré­ju­gés.» C’est à la suite du tsu­na­mi de 2004, en Thaï­lande, où il pas­sait des va­cances, que l’ani­ma­teur a pris conscience qu’il vou­lait à tout prix de­ve­nir père. «Après avoir vu des scènes d’en­fer, c’était soit j’al­lais vers la mort, soit je choi­sis­sais la vie.» Au mo­ment où le Co­mi­té d’éthique rend un avis dé­fa­vo­rable sur la GPA, illé­gale en France, Marc-o s’en­gage. Mi­li­tant, il dé­fend le fait que cette pra­tique in­clue une don­neuse d’ovo­cytes et une femme por­teuse: «Ce­la se passe dans presque tous les cas de GPA et ce­la change tout, car nous sommes tous les pièces d’un puzzle pour com­po­ser en­semble une his­toire fa­mi­liale. Il s’agit d’une aven­ture longue et ré­flé­chie.»

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