L’art de bâ­tir un team spor­tif

Le Matin Dimanche - - CHRONIQUES -

Avec les an­nées, je re­marque à quel point il est im­por­tant, en tant que spor­tive de haut ni­veau, de bien s’en­tou­rer.

Tu as beau te re­mettre en ques­tion, te ré­in­ven­ter pour conti­nuer de pro­gres­ser, il est éga­le­ment im­por­tant de t’en­tou­rer de per­sonnes qui te sti­mulent au quo­ti­dien. Au­tre­ment dit, trou­ver la bonne al­chi­mie avec un team qui place les ob­jec­tifs à un ni­veau am­bi­tieux.

Dans le pas­sé, j’ai connu quelques ex­pé­riences qui ont ra­pi­de­ment tour­né court, d’autres beau­coup plus longues qui se sont ter­mi­nées à la fin d’un cycle. C’est un équi­libre à trou­ver, un mé­lange d’ef­fi­ca­ci­té et de confiance à la pour­suite d’un ob­jec­tif com­mun. Je peux dire au­jourd’hui que je suis mieux en­tou­rée que je ne l’ai ja­mais été dans ma car­rière. Mais at­ten­tion, ce n’est pas pour au­tant que je dois me re­po­ser sur mes lau­riers. Il est tou­jours pos­sible d’amé­lio­rer des choses, sur­tout les pe­tits dé­tails et c’est là aus­si que mon team a un rôle im­por­tant à jouer.

En ayant in­té­gré la struc­ture de Swiss-ski, je bé­né­fi­cie aus­si des ap­ports du staff na­tio­nal. Mais au quo­ti­dien, sur le plan spor­tif, j’ai prin­ci­pa­le­ment trois per­sonnes à mes cô­tés. La pre­mière est mon pré­pa­ra­teur phy­sique, Jean-sé­bas­tien Scharl, qui me suit de­puis 2011. C’est lui qui veille à ce que mon corps soit suf­fi­sam­ment fort pour être per­for­mante, ré­sis­ter aux ef­forts de mon sport et te­nir toute la sai­son. La deuxième est mon ski­man, Ro­ber­to Po­le­sel, qui s’oc­cupe de tout mon ma­té­riel de glisse. C’est lui qui veille à ce que j’aie les skis les plus ra­pides. Il faut sans cesse in­no­ver, rai­son pour la­quelle on fait des tests tout au long de l’an­née. En­fin, la troi­sième per­sonne est mon pré­pa­ra­teur phy­sique et men­tal, Phi­lippe Clé­ment. Ce der­nier uti­lise les arts mar­tiaux pour amé­lio­rer la qua­li­té de mes mou­ve­ments et sur­tout mon ex­plo­si­vi­té. C’est lui qui fait le lien entre l’en­traî­ne­ment en salle et sur la neige. Phi­lippe a en outre une for­ma­tion d’acu­punc­teur. Il me suit tout au long de la sai­son et veille à ce que je reste en bonne san­té. Je lui dois clai­re­ment le fait d’être par­ve­nue à me re­lan­cer lors de la der­nière fi­nale olym­pique pour al­ler cher­cher la mé­daille de bronze.

Ces trois per­sonnes forment un noyau so­lide, une base spor­tive sur la­quelle l’ath­lète que je suis s’ap­puie pour avan­cer avec confiance. Toutes me four­nissent des ou­tils qu’il me faut uti­li­ser à bon es­cient. J’in­clus ici aus­si, bien sûr, l’en­semble des per­sonnes qui m’ac­com­pagnent au quo­ti­dien dans la ges­tion de ma car­rière et dont l’ap­pui me pousse à don­ner le meilleur de moi­même.

Grâce à cette bonne ré­par­ti­tion des forces, j’éco­no­mise de l’éner­gie que je peux pla­cer ailleurs dans ma quête d’amé­lio­ra­tion constante. Je vous l’ai dé­jà dit: je suis une per­fec­tion­niste.

Voi­là la prin­ci­pale rai­son de col­la­bo­rer avec des spé­cia­listes, qui sont d’abord de vrais pas­sion­nés. Et je suis consciente que mes ré­sul­tats re­flètent la somme de tra­vail de l’en­semble des per­sonnes qui m’en­tourent.

Fan­ny Smith Ski­cros­seuse Sé­bas­tien Anex

Cette chro­nique est as­su­rée en al­ter­nance par Tha­bo Se­fo­lo­sha, Ni­no Nie­der­rei­ter, Fan­ny Smith,Tom Lü­thi et Alex Song

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