Ro­maine Mo­rard: «La clé, c’est la dis­ci­pline»

Le Matin Dimanche - - BIEN VIVRE -

Son pre­mier ré­veil sonne à

2 h 52. Le se­cond se met en marche 4 mi­nutes plus tard. À 3 h 30 du ma­tin, la jour­na­liste Ro­maine Mo­rard sort de chez elle pour se rendre dans les stu­dios de la RTS afin d’y pré­sen­ter la Ma­ti­nale, dont elle est éga­le­ment pro­duc­trice. Une vie à contre­temps. Nous sommes en ef­fet pro­gram­més pour vivre le jour et dor­mir la nuit. Notre cer­veau est équi­pé d’une hor­loge bio­lo­gique in­terne, dont le rythme est cal­qué sur le rythme cir­ca­dien des 24 heures et l’al­ter­nance jour/nuit. Vivre à l’en­contre de son rythme bio­lo­gique avec la pri­va­tion de som­meil qui en ré­sulte peut, à long terme, nuire à la san­té (aug­men­ta­tion du risque de ma­la- dies car­dio-vas­cu­laire, de dia­bète, de can­cer, etc.). La jour­na­liste as­sure pour­tant avoir ga­gné en qua­li­té de vie: «Certes, ma vie est chro­no­mé­trée, mais en vo­lant quelques heures de som­meil, j’ai ga­gné en li­ber­té.» Pour te­nir le coup, elle ne dé­roge pas à une sieste d’une heure et de­mie à la mi­jour­née, veille à son ali­men­ta­tion et fait du sport. Et toutes les dix se­maines, une se­maine de congé la «re­met à l’en­droit». Elle l’avoue, la fa­tigue est «plus crasse» quand on fait de tels ho­raires. Le cou­cher à 20 h 30 est obli­ga­toire, pour ne pas de­voir payer les jours d’après. «Se le­ver à 3 heures, c’est sûr que le corps n’aime pas. Mais tant qu’il le sup­porte, je conti­nue!»

RTS / Jes­si­ca Ge­noud

Ro­maine Mo­rard: «En vo­lant quelques heures de som­meil, j’ai ga­gné en li­ber­té.»

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