Sé­ve­rin Lü­thi «Même s’il ne gagne plus…»

Coach de Ro­ger Fe­de­rer de­puis 2007, Se­ve­rin Lü­thi parle de ce temps qui passe et que «le Maître» dé­fie, des le­çons de la sai­son 2018 et du Mas­ters qui dé­bute ce soir contre Ni­shi­ko­ri (21h).

Le Matin Dimanche - - TENNIS - MA­THIEU AESCHMANN

LONDRES Ro­ger Fe­de­rer at­taque ce soir son sei­zième Mas­ters, à 37 ans. Est-ce que vous l’abor­dez en pen­sant que ce pour­rait être le der­nier?

Non. Même si j’ai bien conscience que sa fin de car­rière ap­proche, je ne peux pas m’ima­gi­ner que ce soit le der­nier. Dans ma tête, je pars du prin­cipe qu’il se­ra en­core dans le coup en 2019. Et on ver­ra pour 2020.

Cette conscience du temps qui file ne vous pousse donc pas à pro­fi­ter da­van­tage?

Pas vrai­ment. Ce se­rait beau d’y ar­ri­ver. Mais je suis un com­pé­ti­teur et je n’ai ja­mais été très bon pour prendre du re­cul dans l’ac­tion. Cette se­maine, je veux sur­tout que Rodge joue bien. Ce­la dit, la ca­ra­vane du tennis dans son en­semble ga­gne­rait à mieux ap­pré­cier ce qu’elle vit, à plus goû­ter le mo­ment. Mais ce n’est pas fa­cile tant un ob­jec­tif en chasse tou­jours un autre. Pre­nez la fi­nale de l’open d’aus­tra­lie en 2017. On a fait la fête toute la nuit et le len­de­main j’étais dans l’avion pour l’ala­ba­ma (Coupe Da­vis). J’ai bien eu quelques flash-back du­rant la se­maine mais le dé­fi sui­vant était là, de­vant nous. Il y a tou­jours un après, mal­heu­reu­se­ment. fi­ni très fa­ti­gué. Et c’est vrai qu’il semble sor­tir plus frais de l’en­chaî­ne­ment Bâle-pa­ris. Ce n’est a prio­ri pas lo­gique puisque l’ac­cu­mu­la­tion des matches de­vrait le fa­ti­guer. Mais à Ber­cy, son ni­veau est mon­té et sa confiance a sui­vi. Est-ce l’ex­pli­ca­tion? Peut-être. Je crois aus­si que l’en­traî­ne­ment le plus ef­fi­cace pour Rodge res­te­ra tou­jours les matches.

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