LUI EST DÉ­JÀ CHAM­PION DU MONDE

Gian­ni In­fan­ti­no, qui boucle son pre­mier Mon­dial comme pré­sident de la FI­FA, a bien des rai­sons de clai­ron­ner sa joie. Alors il l’a fait, en roi de la com.

Le Matin - - SPORTS - TEXTES DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À MOS­COU SI­MON MEIER si­mon.meier@le­ma­tin.ch

Était-ce pour ne pas ris­quer de se faire tailler un cos­tard? Gian­ni In­fan­ti­no a dé­bar­qué dans le sur­vê­te­ment of­fi­ciel des bé­né­voles, hier mi­di, à l’heure de ti­rer son bi­lan du Mon­dial 2018 au stade Lou­j­ni­ki. Manches re­trous­sées, ca­puche en bas, la grande classe à por­tée du pe­tit peuple.

Au­to­con­gra­tu­la­tion

Après ce pre­mier coup de gé­nie en ma­tière de com­mu­ni­ca­tion, le pré­sident de la FI­FA a ex­pri­mé son ra­vis­se­ment quant au mois écou­lé dans la pa­trie des tsars. Après les re­mer­cie­ments adres­sés au peuple russe, au gou­ver­ne­ment, à la fé­dé­ra­tion et au pré­sident Pou­tine «bien sûr», le Haut-Va­lai­san a com­men­cé par l’es­sen­tiel: «Des cen­taines de mil­liers de gens, ve­nus d’Amé­rique du Sud (ndlr: sur­tout), d’Asie ou d’Afrique ont dé­cou­vert un ma­gni­fique pays et ont com­pris que l’image vé­hi­cu­lée en de­hors n’était pas for­cé­ment conforme à la réalité.»

Juste, sous réserve du boo­me­rang sans le­quel la réalité ne sort ja­mais de chez elle. Au­tre­ment dit, et ce n’est pas l’homme de la rue qui nous contre­di­ra, il pour­rait y avoir un re­tour de bâ­ton. Mais, en at­ten­dant, l’heure était à l’au­to­con­gra­tu­la­tion. Alors, en an­glais, en es­pa­gnol, en fran­çais ou en ita­lien, Gian­ni le po­ly­glotte, In­fan­ti­no le po­li­ti­cien ont re­peint la pla­nète en rose: «Le foot­ball ne chan­ge­ra ni le monde ni le pas­sé. Mais, s’il a pu contri­buer, et je crois qu’il l’a fait, à ce que des gens se parlent ou se ren­contrent, alors c’est dé­jà quelque chose.»

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