L’UDC vau­doise perd son se­cré­taire gé­né­ral

Le Temps - - Suisse - PROPOS RECUEILLIS PAR AÏNA SKJELLAUG @Ai­naSk­jel­laug

Ke­vin Gran­gier a re­mis sa dé­mis­sion à son pré­sident Jacques Ni­co­let

«Nous de­vons avoir l’es­prit d’une com­pa­gnie de gre­na­diers»

Le se­cré­taire gé­né­ral de l'UDC Vaud, Ke­vin Gran­gier, a dé­mis­sion­né, ré­vé­lait jeu­di le site 24heures. ch. Il ne se re­con­naît plus au sein de la di­rec­tion de son par­ti.

Vous avez tou­jours dit que vous ne cu­mu­le­riez pas le poste de se­cré­taire gé­né­ral du par­ti avec une fonc­tion d’élu. Est-ce pour cette rai­son que vous dé­mis­sion­nez au­jourd’hui? Je me suis en ef­fet tou­jours im­po­sé cette dis­ci­pline, histoire de ne pas tout mé­lan­ger. Mais non, je ne vais rem­pla­cer au­cun élu, je n'ai sim­ple­ment plus la même vi­sion que la ma­jo­ri­té de la di­rec­tion de mon par­ti.

Vous n’êtes pas fait du même bois que votre pré­sident can­to­nal, Jacques Ni­co­let, qui re­pré­sente une ligne plus agra­rienne. Le par­ti vau­dois ne se sort tou­jours pas de ce grand écart his­to­rique? J'ai une vi­sion, la ma­jo­ri­té de la di­rec­tion du par­ti en a une autre, je pars. Pour moi, l'échec de notre sec­tion aux élec­tions can­to­nales de ce prin­temps a son­né l'alarme. Nous y avons per­du des voix, ra­té nos ob­jec­tifs, il fal­lait donc se re­mettre en ques­tion, ce que la di­rec­tion semble avoir de la peine à faire. D'après moi, nos élec­teurs risquent de ne plus se re­con­naître au sein de notre par­ti, qui doit se ren­for­cer sur ses fon­da­men­taux.

A quoi ai­me­riez-vous que le par­ti res­semble? Nous de­vons avoir l'es­prit d'une com­pa­gnie de gre­na­diers dans la­quelle les cadres se lèvent avant tout le monde et se couchent les der­niers. Nous de­vons évi­ter à tout prix de nous re­po­ser sur nos lau­riers et de de­ve­nir un par­ti de sa­lon et de pe­tits fours. Que nous soyons agra­riens ou blo­ché­riens, nous sommes tous pa­triotes. Je veux re­trou­ver ce que mon par­ti in­carne le mieux: une po­li­tique har­gneuse qui ne lâche rien sur la sé­cu­ri­té, ni sur la sou­ve­rai­ne­té. Ma dé­ter­mi­na­tion à pour­suivre mon en­ga­ge­ment est in­tacte, je le fe­rai en tant que mi­li­tant.

Si vous pou­viez chan­ger une chose dans la cam­pagne des élec­tions can­to­nales de cette an­née? Ma stra­té­gie per­son­nelle était de me­ner l'as­saut contre Béatrice Mé­traux et de lais­ser Ces­la Ama­relle tran­quille. On de­vait at­ta­quer le Con­seil d'Etat sur les ques­tions de sé­cu­ri­té et de re­con­nais­sance re­li­gieuse.

KE­VIN GRAN­GIER SE­CRÉ­TAIRE GÉ­NÉ­RAL DE L‘UDC VAUD

Newspapers in French

Newspapers from Switzerland

© PressReader. All rights reserved.