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Tribune de Geneve - - COURRIER - OPINIONS - MÉTÉO -

Ho­mère sur ta­blette

Jean-Phi­lippe Ac­cart: Le terme «ta­blette» dé­signe gé­né­ra­le­ment un écran tac­tile en vue de lire une in­for­ma­tion, consul­ter un mo­teur de re­cherche, prendre des pho­to­gra­phies, lire un ar­ticle. Mais c’est aus­si un sup­port pour l’écri­ture an­cienne, grecque no­tam­ment. Un texte d’Ho­mère (des vers pour être plus pré­cis) a ain­si été dé­cou­vert sur une ta­blette faite en ar­gile da­tant du IIIe siècle ap. J.-C. lors de fouilles ar­chéo­lo­giques dans le Pé­lo­pon­nèse, autour du temple de Zeus, lieu des pre­miers Jeux olym­piques.

L’ex­trait est ti­ré du chant XIV, dé­cri­vant le re­tour d’Ulysse sur son île d’Ithaque et sa rencontre avec son por­cher, Eu­maios, qui le croit mort.

Il existe, dans toutes les cul­tures du monde, des textes ins­crits sur de la pierre: c’était un des moyens de trans­mettre le sa­voir. (…) jpac­cart.blog.tdg.ch

À la Bas­tille

Claude Bo­nard: Voi­ci l’his­toire d’un dé­ser­teur du ré­gi­ment sol­dé de la Ré­pu­blique créé à Ge­nève en 1783 par le gou­ver­ne­ment pa­tri­cien conser­va­teur suite à l’échec la prise d’armes des Na­tifs du 8 avril 1782. Ce dé­ser­teur du nom de Pierre-Au­guste Hu­lin se­ra l’une des fi­gures mar­quantes de la prise de la Bas­tille. Hu­lin avait com­men­cé sa car­rière comme sous-of­fi­cier en­rô­lé à Ge­nève au sein du Ré­gi­ment «mer­ce­naire» de la Ré­pu­blique. Il dé­serte et quitte Ge­nève pour Pa­ris en 1785. De­ve­nu garde suisse, il est congé­dié vu sa mau­vaise conduite et vit chi­che­ment comme em­ployé de buan­de­rie. Il adhère aux idées de la Ré­vo­lu­tion. Le 14 juillet 1789 à la Bas­tille, le gou­ver­neur Ber­nard Re­né Jour­dan, mar­quis de Lau­nay, re­fuse de re­mettre les armes et la poudre que des in­sur­gés pa­ri­siens conduits par Hu­lin sont ve­nus cher­cher à la for­te­resse fai­ble­ment dé­fen­due par 82 in­va­lides et 32 sol­dats du ré­gi­ment suisse de Sa­lis-Sa­me­dan. (…) clau­de­bo­nard.blog.tdg.ch

Santé!

Mau­ro Pog­gia: Les primes d’as­su­rance-ma­la­die ne cessent d’aug­men­ter, gre­vant tou­jours da­van­tage le pou­voir d’achat des mé­nages. Cette si­tua­tion in­to­lé­rable, tant pour les par­ti­cu­liers que pour les pou­voirs pu­blics, ap­pelle des me­sures fortes. «Il faut agir!» crient en coeur tous les ac­teurs, à sa­voir Con­fé­dé­ra­tion, can­tons, as­su­reurs, as­su­rés et four­nis­seurs de pres­ta­tions. La dé­cli­nai­son de ce mot d’ordre est pour­tant plus nuan­cée, car le pro­fi­teur, c’est tou­jours l’autre! Les coûts de la santé (plus exac­te­ment les coûts des soins) sont tou­jours ex­ces­sifs pour au­trui, mais rien n’est ja­mais trop cher pour soi-même. Quant aux four­nis­seurs de soins, entre ceux qui consi­dèrent que le seul fait de par­ler de leur ré­mu­né­ra­tion est in­dé­cent, voire in­grat, au vu de leur dé­voue­ment sans li­mites pour l’in­té­rêt pu­blic, et ceux qui es­timent qu’il faut re­gar­der les abus du voi­sin avant de cri­ti­quer le leur, il y a au­tant à dire qu’à l’égard des as­su­reurs, qui tentent in­las­sa­ble­ment de nous ex­pli­quer (…) que les primes ne sont que la ré­sul­tante ma­thé­ma­ti­que­ment in­con­tour­nable des coûts que nous gé­né­rons. pog­gia.blog.tdg.ch

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