«Fort­nite Bat­tle Royale» ex­pli­qué aux pa­rents et aux grands-pa­rents

Tribune de Geneve - - CAPTURE D'ÉCRANS - Il s’agit d’une ba­taille à mort mon­trer à leurs ad­ver­saires qu’ils ne sont pas des Bam­bi

La plu­part des pa­rents ignorent tout de «Fort­nite Bat­tle Royale». Voi­ci six choses à sa­voir.

De quoi s’agit-il?

«Fort­nite» est un jeu de tir on­line à la troi­sième per­sonne pro­po­sé par Epic Games. Il se dé­cline en deux modes: le pre­mier, bap­ti­sé «Fort­nite Save the World», est ba­sé sur la coopération et consiste à éli­mi­ner des zom­bies tout en se pro­té­geant der­rière des construc­tions.

Mais c’est le se­cond mode, le fa­meux «Fort­nite Bat­tle Royale», qui connaît un suc­cès phé­no­mé­nal. Le prin­cipe est sim­plis­sime: 100 joueurs se re­trouvent pa­ra­chu­tés sur une île en même temps et il ne doit en res­ter qu’un à la fin. Soit 99% de chances de perdre, tout de même! Bien en­ten­du, plus le temps passe, plus le ter­ri­toire ré­tré­cit et plus les chances de se faire dé­zin­guer aug­mentent.

Pour­quoi un tel suc­cès? Outre le fait d’avoir in­té­gré dans son dé­ve­lop­pe­ment les der­nières dé­cou­vertes en termes de psy­cho­lo­gie cog­ni­tive (lire ci-contre), le suc­cès de «Fort­nite Bat­tle Royale» s’ex­plique par la pos­si­bi­li­té de construire des murs, es­ca­liers, pla­te­formes et toits à la vo­lée pour pou­voir se pro­té­ger des tirs en­ne­mis et ain­si aug­men­ter l’in­té­rêt du jeu, par ses mises à jour heb­do­ma­daires qui ajoutent sans cesse des nou­veau­tés et par un ef­fet d’en­traî­ne­ment. «Fort­nite Bat­tle Royale» reste dans les faits un très bon jeu, in­tui­tif, fa­cile à prendre en main et dans le­quel on peut faire preuve d’un mi­ni­mum de stra­té­gie.

Com­bien de temps dure une par­tie?

Chaque par­tie dure vingt mi­nutes en moyenne, sou­vent moins car une fois que vous êtes éli­mi­né, vous quit­tez le jeu. Mais avec plus de 125 mil­lions de joueurs à tra­vers la pla­nète, il se trouve en per­ma­nence d’autres per­sonnes pour jouer avec vous.

Le jeu est-il violent? où tous les coups sont per­mis, donc, oui, la phi­lo­so­phie in­trin­sèque du jeu est vio­lente. Elle se trouve at­té­nuée par des gra­phismes car­too­nesques, des élé­ments «fun», comme des danses, et une ab­sence to­tale de sang. Il est tout de même es­tam­pillé PEGI 12, c’est-à-dire dé­con­seillé aux moins de 12 ans.

Des in­con­nus peuvent-ils par­ler à votre en­fant?

Le tchat de texte ne peut pas être désac­ti­vé et il n’existe au­cun filtre au­dio ou vi­déo. Concrè­te­ment, rien n’em­pêche un joueur de dire des choses obs­cènes ou in­ju­rieuses à un autre joueur plus jeune. Seul un bou­ton «Si­gna­le­ment» per­met à la com­mu­nau­té de dé­non­cer une at­ti­tude cho­quante ou in­adap­tée, dont les consé­quences peuvent al­ler jus­qu’au ban­nis­se­ment.

Est-ce vrai­ment gra­tuit? «Fort­nite Bat­tle Royale» est un free-to-play. Il est par­fai­te­ment pos­sible de ga­gner sans in­ves­tir le moindre franc. Mais une mon­naie vir­tuelle – le V-Buck, que l’on peut ga­gner dans le jeu ou ache­ter avec de l’ar­gent bien réel – per­met par exemple aux joueurs d’ac­qué­rir de nou­velles ap­pa­rences (ap­pe­lées skins) et de nou­velles danses (ap­pe­lées emotes). Prin­ci­pal in­té­rêt? Outre l’as­pect «col­lec­tion», ce­la per­met aux joueurs de (ndlr: le nom don­né aux dé­bu­tants). À no­ter que la plu­part des pla­te­formes vous per­mettent de blo­quer les achats via les contrôles pa­ren­taux.

Est-ce chro­no­phage? For­cé­ment, c’est en for­geant que l’on de­vient for­ge­ron. De plus, le jeu est pen­sé pour que les joueurs res­tent «cap­tifs» le plus long­temps pos­sible et consomment des V-Bucks. Il faut donc fixer des li­mites. Pour les iP­hone, la fonctionnalité Screen Time d’iOS 12 per­met aux pa­rents d’im­po­ser des li­mites d’uti­li­sa­tion sur l’iP­hone de leur en­fant via le par­tage fa­mi­lial.

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