Ba­leine et hip­po­po­tames dans la baie de Sin­ga­pour

Le duo Ade­line et Ar­naud Na­zare-agare a dé­mar­ré il y a moins de cinq ans l’ate­lier Paj’art à Bang Ka­pi, avec la ligne Ar­the­line, des sculp­tures aux formes rondes et aux cou­leurs brillantes. Au­jourd’hui, ils sont en pleine ef­fer­ves­cence, mais ont gar­dé les

Gavroche Thaïlande - - Le Village -

Vi­si­ter l’ate­lier Paj’art, c’est en­trer dans une ruche ! Une tren­taine de pe­tites mains s’ac­tivent à tous les étages – fa­bri­ca­tion des moules, pein­ture, ver­nis­sage, po­lis­sage et fi­ni­tion... – et on bute sur les sculp­tures qui en­va­hissent l’es­pace : des im­menses hip­po­po­tames, des énormes su­mos, des élé­phants, des go­rilles et des ba­leines, tout est lisse et rond, comme une in­vi­ta­tion à la ca­resse tan­dis que les cou­leurs éclatent de toutes parts.

Votre ca­len­drier était très char­gé ces der­niers temps, dif­fi­cile de vous joindre… Ar­naud Na­zare-agare

: Nous ve­nons de par­ti­ci­per à l’asia Contem­po­ra­ry Art Show de Hong Kong où nous avons ex­po­sé en so­lo, et nous avons fait la mise en place d’une grosse ex­po, « Hip­pop'art Ex­hi­bi­tion », à Sin­ga­pour, sur le quai et dans les hô­tels Ful­ler­ton, qui va du­rer jus­qu’au 4 jan­vier 2016. Nous y pré­sen­tons pour la pre­mière fois une énorme ba­leine, la der­nière-née de notre col­lec­tion. On l’a ap­pe­lée Hush. Nous avons créé toute une mise en scène, elle flotte sur l’eau avec des lu­mières la­ser, des hip­po­po­tames sont dis­sé­mi­nés par­tout sur le quai et dans les hô­tels, c’est as­sez fan­tas­tique.

Une fa­çon de pré­sen­ter vos ani­maux dans un en­vi­ron­ne­ment plus na­tu­rel en quelque sorte ?

C’est la deuxième fois que nous ex­po­sons au Ful­ler­ton, et cette ma­nière de tra­vailler nous convient très bien : on nous at­tri­bue un es­pace bien dé­fi­ni dont on est com­plè­te­ment res­pon­sables. Fi­na­le­ment, après beau­coup de sa­lons qui nous ont per­mis de rem­plir un bon car­net d’adresses, nous hé­si­tons à en­trer dans les grandes ga­le­ries, parce que nous pré­fé­rons tra­vailler seuls, comme des plas­ti­ciens, pour mettre en scène les oeuvres à leur juste va­leur, créer l’at­mo­sphère qui en­gendre l’émo­tion.

Qu’est-ce qui fait votre suc­cès au­près du pu­blic ?

Nos clients sont sou­vent des pri­mo ache­teurs. Je pense que notre art est émo­tion­nel, fa­cile à com­prendre. Il touche par la brillance, les formes rondes, une cer­taine sen­sua­li­té. Même si c’est très com­plexe à réa­li­ser, la per­fec­tion dé­gage de la bonne hu­meur et de la joie.

Pro­pos re­cueillis par

MAR­TINE HE­LEN

Newspapers in French

Newspapers from Thailand

© PressReader. All rights reserved.