Ce chèque de la Banque mon­diale est la der­nière opé­ra­tion d’un pro­gramme do­té de 1,25 mil­liard de dol­lars au pro­fit de la Tu­ni­sie, en­ga­gé en 2012.

La Presse Business (Tunisia) - - LE CHIFFRE - E

Lcon­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de la Banque mon­diale a ap­prou­vé l’oc­troi d’un cré­dit de 500 mil­lions de dol­lars à la Tu­ni­sie au titre d’ap­pui des po­li­tiques de dé­ve­lop­pe­ment pour la gou­ver­nance, les op­por­tu­ni­tés et l’em­ploi, com­mu­né­ment ap­pe­lé «ap­pui bud­gé­taire». Le mon­tant du prêt se­ra dé­blo­qué dans sa to­ta­li­té en une seule tranche et ce, après l’ap­pro­ba­tion de l’ARP et l’échéan­cier de rem­bour­se­ment qui s’éta­le­ra sur une pé­riode de 34 ans avec 5 an­nées et de­mie de grâce. Le dé­cais­se­ment de cette troi­sième en­ve­loppe est la der­nière opé­ra­tion d’un pro­gramme do­té de 1,25 mil­liard de dol­lars au pro­fit de la Tu­ni­sie, en­ga­gé en 2012. Le gou­ver­ne­ment tu­ni­sien et la Banque mon­diale ont conve­nu d’ac­cé­lé­rer l’oc­troi de ce chèque de 500 mil­lions de dol­lars, afin d’ap­por­ter une aide fi­nan­cière im­mé­diate à notre pays, en vue de faire face aux chocs éco­no­miques et en­tre­te­nir l’élan des ré­formes, «qui ren­dront les pou­voirs pu­blics plus re­de­vables», se­lon le com­mu­ni­qué de la Banque mon­diale. Rap­pe­lons à cet ef­fet, que les at­ten­tats du Bar­do et de Sousse ont tou­ché de plein fouet le sec­teur du tou­risme, épine dor­sale de l’éco­no­mie na­tio­nale. Et les ef­fets col­la­té­raux de ces at­taques n’ont pas épar­gné les autres sec­teurs d’ac­ti­vi­té. C’est pour­quoi, des thé­ma­tiques comme la sou­te­na­bi­li­té bud­gé­taire et l’af­fec­ta­tion des fonds contrac­tés re­font sur­face, lors de chaque phase de né­go­cia­tion de cré­dit sous l’hé­mi­cycle du Bar­do. A cet égard, il convient de rap­pe­ler que si les cré­dits sont al­loués dans des pro­jets ren­tables ou des dé­penses fé­dé­ra­trices d’in­ves­tis­se­ments et d’em­plois, la dette s’avère, dans ce cadre, plu­tôt gé­né­ra­trice de crois­sance et de dé­ve­lop­pe­ment. Dans ce cas, elle est sou­hai­table. Tou­te­fois, si la dette est al­louée à la consom­ma­tion, les comptes se­ront ag­gra­vés par les frais in­hé­rents au rem­bour­se­ment. Avec l’ac­crois­se­ment de la consom­ma­tion, le be­soin fi­nan­cier est, de plus, gran­dis­sant. Une spirale d’en­det­te­ment qui ne fait qu’éro­der les fon­da­men­taux du pays.

L’échéan­cier de rem­bour­se­ment s’étale sur une pé­riode de 34 ans avec 5 an­nées et de­mie de grâce.

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