SE­RA-T-IL ENFIN DÉ­POUS­SIÉ­RÉ ?

La Presse Business (Tunisia) - - INFRASTRUCTURE -

émi­ra­ti. Concrè­te­ment, les ex­perts tu­ni­siens en charge de cette af­faire ont tra­vaillé sur trois scé­na­rios : le pre­mier consiste à de­man­der à Sa­ma Du­baï à re­dé­mar­rer les tra­vaux s’il est en­core in­té­res­sé par le projet et à ac­cep­ter la re­né­go­cia­tion de la conven­tion dans le but de l’équi­li­brer da­van­tage en ma­tière de droits et obli­ga­tions. L’ul­time but de cette re­né­go­cia­tion est de prendre en consi­dé­ra­tion, dans cette pers­pec­tive, l’in­té­rêt na­tio­nal. Le deuxième scé­na­rio pré­voit un rè­gle­ment à l’amiable et la ré­so­lu­tion de tous les pro­blèmes en sus­pens. Le troi­sième, enfin, pro­pose la ré­si­lia­tion de la conven­tion uni­la­té­ra­le­ment par la Tu­ni­sie. Le deuxième in­dice de la relance de ce mé­ga­pro­jet n’est autre que la pro­chaine vi­site of­fi­cielle qu’ef­fec­tue­ra, dans les se­maines qui viennent, le pré­sident Bé­ji Caid Es­seb­si dans les pays du Golfe dont les Emi­rats Arabes Unis (EAU). Au re­gard des bonnes re­la­tions que le chef de l’Etat en­tre­tient avec le lea­ders émi­ra­ti, le Cheikh Kha­li­fa Ben Zayed Al Na­hyane, il y a de fortes chances qu’une so­lu­tion soit trou­vée à ce pro­blème. Néan­moins, la tâche du pré­sident de la Ré­pu­blique ne se­ra pas fa­cile. Elle se­ra même dure en rai­son de la po­si­tion po­li­tique des Emi­rats Arabes Unis vis-à-vis des Frères mu­sul­mans dont se ré­clame idéo­lo­gi­que­ment le deuxième par­ti de Tu­ni­sie, En­nahd­ha, les EAU ayant clas­sé les frères comme une or­ga­ni­sa­tion ter­ro­riste. Mo­ra­li­té : tout in­dique que la relance du mé­ga­pro­jet au­ra des re­lents hau­te­ment po­li­tiques et pour­rait avoir des ef­fets col­la­té­raux mul­ti­formes. Une chose est sûre quel que soit le com­pro­mis qui se­ra trou­vé, la Tu­ni­sie se doit de re­né­go­cier les termes de la conven­tion, la­quelle, dans sa ver­sion ca­duque ac­tuelle, sert plus le groupe émi­rat Sa­ma Du­bai que l’Etat tu­ni­sien. A titre in­di­ca­tif, deux com­po­santes du mé­ga­pro­jet doivent être im­pé­ra­ti­ve­ment re­né­go­ciés : le prix du ter­rain et le port de Tu­nis. Pour mé­moire, les 1000 hec­tares amé­na­gés à l’en­trée sud de la ca­pi­tale ont été cé­dés, en 2007, au di­nar sym­bo­lique au groupe émi­ra­ti. Ces hec­tares peuvent coû­ter à eux seuls au­jourd’hui une for­tune au re­gard des prix au lac nord de Tu­nis. Le mètre car­ré étant ven­du à 3000 di­nars. La fer­me­ture du port de Tu­nis, de­puis plus de vingt ans, dans la pers­pec­tive de sa conver­sion en port de plai­sance est scan­da­leuse et ne peut en au­cune ma­nière se pour­suivre. Il y va de la sou­ve­rai­ne­té du pays. PRIN­CI­PALES COM­PO­SANTES DE “LA PORTE DE LA MÉ­DI­TER­RA­NÉE” Des bu­reaux com­mer­ciaux ré­pon­dant aux normes in­ter­na­tio­nales dans un quar­tier d’af­faires.

Un amé­na­ge­ment pay­sa­ger et un en­vi­ron­ne­ment de front de mer ex­cep­tion­nel.

Des ré­si­dences de haut stan­ding, y com­pris des ré­si­dences de golf, des vil­las et des ap­par­te­ments.

Des zones com­mer­ciales d’un type nou­veau, des ga­le­ries mar­chandes et des en­seignes com­mer­ciales.

Un centre dé­dié à la tech­no­lo­gie de l’information.

Un pa­lais des congrès.

Des hô­tels de luxe et des centres de loi­sirs, des es­paces cultu­rels et des in­fra­struc­tures spor­tives.

Des écoles mo­dernes, des in­fra­struc­tures mé­di­cales et des centres com­mu­nau­taires.

Des aires ur­baines: squares et places.

Des ma­ri­nas.

Des pro­me­nades égayées de ca­fés et de res­tau­rants en front de mer.

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