“QUAND ON ME DE­MANDE DE L’AIDE, J’OFFRE UN EM­PLOI !”

Fai­sant la jonc­tion entre les flo ements de la prin­ci­pale Cen­trale pa­tro­nale et le manque ef­fa­rant de toute stra­té­gie de l’Etat à trou­ver des dé­bou­chés aux 700.000 chô­meurs que nous avons sur les bras, Mon­cef Bar­cous nous livre une al­ter­na­tive au­da­cieuse,

La Presse Business (Tunisia) - - BUSINESS ENTRETIEN - Par Sar­rah O. BAKRY

Je vais peut-être vous sur­prendre, mais notre pays a ré­gres­sé par rap­port à 1960. Les trois quarts du pays (nord-ouest, sud, centre), manquent au­jourd’hui d’une vraie éco­no­mie de dé­ve­lop­pe­ment avec les vrais ja­lons in­dus­triels qui en sont la toute pre­mière base alors que les an­nées soixante ont vu émer­ger ces bases, in­dus­trielles telles que l’al­fa à Kas­se­rine, la chi­mie à Ga­bès, le sucre à Bé­ja, le ta­bac à Kai­rouan... Et, sans grandes in­dus­tries, pas d’es­sor qui compte!», confie le vé­té­ran in­dus­triel, Mon­cef Bar­cous.

DÉ­FAUT DE STRA­TÉ­GIE

M. Bar­cous se de­mande pour­quoi l’Etat ne crée pas de grandes uni­tés in­dus­trielles dans les ré­gions, alors qu’il est convain­cu que les in­ves­tis­seurs sui­vront. Il nous rap­pelle l’élan des chefs d’en­tre­prise dans leur ré­ponse im­mé­diate aux deux dé­ci­sions re­mar­quables dans le sec­teur tex­tile : la créa­tion de la So­gi­tex puis la pro­mul­ga­tion de la loi 72. La conjonc­tion de ces deux ef­forts (pu­blic/pri­vé) avait conduit na­tu­rel­le­ment au boom tex­tile qu’a connu le pays. «Comme les in­ves­tis­seurs pri­vés s’étaient rués sur le Sa­hel pour le tex­tile, je suis per­sua­dé qu’ils se com­por­te­ront de même si, en cette pé­riode de crise, l’Etat réus­sit à mettre sur pied une nou­velle vi­sion qui re­pense les grandes in­dus­tries dans d’autres ré­gions, une vi­sion stra­té­gique éga­le­ment géo­gra­phique claire où chaque ré­gion est consi­dé­rée se­lon ses spé­ci­fi­ci­tés. Si­non, je ne vois pas com-

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