“Seuls ceux qui ne veulent pas voir sont aveugles”

La Presse Business (Tunisia) - - ASSURANCE - Ano­nyme

l’as­su­rance-vie est qua­si in­exis­tante. Mais au fait, que faut-il en­tendre par «as­su­rance-vie» ? Pour­quoi cherche-t-on à la développer ? Et où en est l’ «as­su­rance-vie» en Tu­ni­sie ? Au risque d’éton­ner mes amis pu­ristes «as­su­reurs vie», j’ai tou­jours ai­mé ex­pli­quer au grand pu­blic que «l’as­su­rance-vie» n’existe pas. Seul le Créa­teur, l’Eter­nel donne la vie, Seul Il la re­prend. Mais, en fait, sous ce vo­cable gé­né­rique, l’on re­groupe un cer­tain nombre de pro­duits d’as­su­rance. Je me ha­sarde à les ré­su­mer d’une fa­çon, on ne peut plus simple. Il y a des formules qui ga­ran­tissent à un bé­né­fi­ciaire (conjoint, en­fant, banque, etc) un ca­pi­tal (ou une rente) en cas de dé­cès pré­ma­tu­ré de l’as­su­ré. Il y a des formules qui as­surent un ca­pi­tal (ou une rente) en cas de sur­vie (vieillesse) de l’as­su­ré pour qu’il évite la vieillesse dans la mi­sère. Et il y a enfin une ca­té­go­rie de pro­duits com­bi­nés em­prun­tant des ga­ran­ties aux deux ca­té­go­ries pré­ci­tées. Que les lec­teurs me per­mettent de leur confier que du­rant mes 42 ans de vie pro­fes­sion­nelle d’as­su­reur, j’ai eu plu­sieurs oc­ca­sions de payer des ca­pi­taux et des rentes à des veuves et à des or­phe­lins. Pour moi, c’était l’as­pect le plus noble de l’as­su­rance. Pour moi, ça n’a ja­mais été un pé­ché. Donc, ne pas sous­crire une as­su­rance-vie pour d’obs­cures rai­sons re­li­gieuses n’est qu’un ali­bi. Mais au fait, où ré­side la no­blesse de l’as­su­rance-vie ? Au ni­veau ma­croé­co­no­mique, «l’as­su­rance-vie» est un vé­ri­table ins­tru­ment de l’épargne de longue du­rée, voire de très longue du­rée. Dans les mar­chés dé­ve­lop­pés, les com­pa­gnies d’as­su­rance-vie pos­sèdent des banques et des com­pa­gnies d’as­su­rance non vie. C’est pour ce­la que l’Etat tu­ni­sien n’a ménagé au­cun ef­fort pour pro­mou­voir «l’as­su­rance-vie» en consen­tant des avan­tages in­ci­ta­tifs énormes. Il n’est pas su­per­flu de les rap­pe­ler : La prime d’as­su­rance est exo­né­rée de la taxe unique d’as­su­rance. Ici, il y a lieu de re­mar­quer que l’Etat re­nonce à la taxe sur la prime, mais les com­pa­gnies d’as­su­rance ne re­noncent pas, elles, aux frais de quit­tan­ce­ment et coût de contrat. Ce­la est com­plè­te­ment ab­surde. La pres­ta­tion en fin de contrat (ca­pi­tal ou rente) est exo­né­rée de tout im­pôt. Pour les par­ti­cu­liers, la prime d’as­su­rance est dé­duc­tible de l’as­siette de l’im­pôt sur le re­ve­nua­vec­maxi­mumde10.000DT­pa­ran. Pour les en­tre­prises qui sous­crivent des contrats «d’as­su­rance-vie» dits groupe, les primes sont ad­mises dans leurs frais gé­né­raux et ne sont pas com­prises dans l’as­siette de la Cnss. S’agis­sant de ce der­nier point, quand il s’agit de for­mule «sur­vie»

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