“JE FE­RAI DE LA DANSE DU VENTRE, S’IL LE FAUT”

Celle qui di­rige le FMI, sou­haite don­ner plus de pou­voir à des pays non oc­ci­den­taux, ame­ner da­van­tage de femmes dans l’ins­ti­tu­tion, et parle de sa mise en exa­men «hau­te­ment po­li­tique» en France.

La Presse Business (Tunisia) - - ASSURANCE - Par Gillian Te FT

Il y a juste trois ans, Ch­ris­tine La­garde a pris ses fonc­tions de di­rec­trice gé­né­rale du FMI, pre­mière femme à di­ri­ger la puis­sante or­ga­ni­sa­tion et ses 760 mil­liards de dol­lars, qui a pour res­pon­sa­bi­li­té la sta­bi­li­té fi­nan­cière et mo­né­taire mon­diale. Elle a néan­moins pris ses fonc­tions dans une grande in­sta­bi­li­té. Le pré­cé­dent di­rec­teur du FMI, Do­mi­nique Strauss-Kahn, ve­nait de don­ner sa démission, en­glué dans une sor­dide af­faire d’ac­cu­sa­tion de viol dans un hô­tel de New York. “C’était un mo­ment très bi­zarre”, ob­serve Ch­ris­tine La­garde, en ap­puyant sur les mots. Le monde en de­hors du FMI tra­ver­sait, par ailleurs, sa propre crise fi­nan­cière. Alors que di­rait un “avis” en style FMI de sa propre per­for­mance ? Elle fait la gri­mace et rit. “Comme pour la plu­part des pro­grammes du FMI, je di­rais qu’il y a eu beau­coup de pro­grès, mais que beau­coup reste à faire !” En 2011, sa pre­mière prio­ri­té a été de res­tau­rer le mo­ral bru­ta­li­sé du FMI. C’est as­sez sur­pre­nant, mais la mis­sion lui a sem­blé fa­mi­lière. Née en 1956 dans une fa­mille de classe moyenne, Ch­ris­tine La­garde a fait ses études se­con­daires au Havre et a étu­dié aux Etats-Unis et en Eu­rope avant d’en­trer en 1981 chez Ba­ker & McKen­zie, le plus grand ca­bi­net d’avo­cats d’af­faires au monde. En 1999,

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