AL­GÉ­RIE : LEGOUVERNEMENT VEUT RA­TIO­NA­LI­SER LES DÉ­PENSES PU­BLIQUES

Le gou­ver­ne­ment al­gé­rien a fait part de sa vo­lon­té de ra­tio­na­li­ser les dé­penses pu­bliques après la chute des cours du pé­trole, en prome ant tou­te­fois de ne pas tou­cher aux ac­quis so­ciaux des ci­toyens et à la po­li­tique de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique en­ga­gée d

La Presse Business (Tunisia) - - MONDE ARABE MESSAGES CLÉS - Par Sar­rah O. BAKRY

Des ac­tions de ra­tio­na­li­sa­tion sont et se­ront me­nées pour mieux maî­tri­ser les dé­penses de l’Etat (...) tout en pré­ser­vant les ac­quis so­ciaux et en pui­sant le moins pos­sible dans notre tré­sor de fa­mille consti­tué de nos ré­serves (de change)», a pro­mis le Pre­mier mi­nistre Ab­del­ma­lek Sel­lal qui pré­si­dait, à Al­ger, une ren­contre entre le gou­ver­ne­ment et les wa­lis (pré­fets) des 48 dé­par­te­ments que compte le pays. Mal­gré une ti­mide amé­lio­ra­tion des cours du brut, le Brent (ré­fé­rence pour le pé­trole al­gé­rien) af­fi­chait 47,16 dol­lars. En glis­se­ment an­nuel (52 se­maines), l’or noir a per­du 53% de sa va­leur. Les hy­dro­car­bures re­pré­sentent en moyenne 96% des re­cettes de l’Al­gé­rie, alors que les prix du Brent sont pas­sés de 110 dol­lars/ba­ril en juin 2014 à seule­ment moins de 50 dol­lars/ba­ril de nos jours. Si cette si­tua­tion conti­nue de per­du­rer, des ana­lystes al­gé­riens avaient es­ti­mé au dé­but de la crise (juin 2014) que le pays pou­vait, grâce à ses ré­serves de change, te­nir pen­dant trois ans. Mais se­lon les don­nées du FMI émises en avril der­nier, les ré­serves de change de l’Al­gé­rie ont bais­sé de 11,6 mil­liards de dol­lars en jan­vier 2015, soit la plus forte baisse men­suelle de­puis plus de 30 ans. A ce rythme, les avoirs du pays en de­vises étran­gères se­ront consom­més en 15 mois, ajou­tait la même source, qui aver­tis­sait qu’avec des ré­serves éva­luées à 179 mil­liards de dol­lars à la fin 2014, un tel rythme de dé­penses, s’il est main­te­nu, condui­rait à un épui­se­ment des ré­serves de change en un peu plus d’un an.

En­cou­ra­ger l’in­ves­tis­se­ment lo­cal

Dans le contexte de crise que tra­verse le pays à cause du re­cul des re­cettes des hy­dro­car­bures, le gou­ver­ne­ment Sel­lal veut res­pon­sa­bi­li­ser da­van­tage les di­ri­geants lo­caux. Pour ce faire, il a ap­pe­lé les wa­lis à veiller à l’amé­lio­ra­tion de l’at­trac­ti­vi­té ter­ri­to­riale à tra­vers l’en­cou­ra­ge­ment de l’in­ves­tis­se­ment lo­cal, le tout afin de di­ver­si­fier l’éco­no­mie na­tio­nale. Pour mettre cha­cun de­vant ses res­pon­sa­bi­li­tés, M. Sel­lal a dit que, dé­sor­mais, les wa­lis se­ront éva­lués sur la base des créa­tions d’ac­ti­vi­tés et d’em­plois, l’im­plan­ta­tion d’in­ves­tis­se­ments et d’en­tre­prises et l’évo­lu­tion de l’at­trac­ti­vi­té éco­no­mique des ter­ri­toires dont ils ont la res­pon­sa­bi­li­té. Re­com-

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