LE JU­TEUX BU­SI­NESS DES AP­PLI­CA­TIONS POURSMARTPHONES

En ap­pa­rence gra­tuits, des pe­tits pro­grammes té­lé­char­gés sur les smart­phones se ré­vèlent par­fois des cash ma­chines.

La Presse Business (Tunisia) - - TELEPHONIE -

Des cen­taines de mil­lions d’uti­li­sa­teurs ouvrent une ap­pli­ca­tion dès qu’ils al­lument leur té­lé­phone. C’est de­ve­nu un ré­flexe. Sur Google Play, on compte plus de 1,43 mil­lion d’ap­plis dif­fé­rentes, contre 1,21 mil­lion sur l’Apple Store. Quant au nombre de dé­ve­lop­peurs, il ap­proche les 400.000, au grand bé­né­fice des bou­tiques en ligne. Toute en­tre­prise peut développer en uti­li­sant gra­tui­te­ment le si­mu­la­teur iP­hone. Mais, pour la pla­cer sur l’App Store, il faut payer de 99 à 299 dol­lars par an et ver­ser à Apple 30 % des re­ve­nus gé­né­rés.

Des hits et des flops

Cer­tains dé­ve­lop­peurs connaissent la for­tune, comme ceux du jeu Can­dy Crush. Se­lon une étude de StarDust, plus de 60 % des ap­plis sont «mortes» ; elles n’ont ja­mais re­çu la moindre mise à jour ni dé­pas­sé les dix com­men­taires, et seules 20 % d’entre elles ont été té­lé­char­gées plus de 100 fois. Les ap­plis gra­tuites trustent plus de 90 % des té­lé­char­ge­ments. Les dé­ve­lop­peurs ont re­cours à d’autres astuces pour in­ci­ter l’uti­li­sa­teur à ou­vrir son porte-mon­naie. Le cé­lèbre Can­dy Crush pri­vi­lé­gie une ap­proche free to play (ou F2P), qui consiste à lan­cer des jeux gra­tuits et à in­ci­ter les uti­li­sa­teurs à payer pour ob­te­nir des biens vir­tuels. Son édi­teur af­fiche ain­si un bé­né­fice net de 140 mil­lions de dol­lars au der­nier tri­mestre 2014. Le consom­ma­teur peut ain­si uti­li­ser l’ap­pli sans pu­bli­ci­té, avec des fonc­tions éten­dues.

La ruée vers la don­née

Plus sour­noi­se­ment, le bu­si­ness des ap­plis re­pose lar­ge­ment sur l’ex­ploi­ta­tion des don­nées per­son­nelles. Celles-ci sont de­ve­nues l’or noir du XXIe siècle, mais s’il existe des mar­chés de ma­tières pre­mières, il n’y a pas en­core de Bourse des don­nées per­son­nelles. Une étude de Vo­da­fone pour le Royaume-Uni in­dique que la mo­né­ti­sa­tion des don­nées pour­rait in­jec­ter 21 mil­liards d’eu­ros dans l’éco­no­mie bri­tan­nique. Les don­nées de 110 mil­lions de per­sonnes servent en­suite à vo­ler les gens. Le cal­cul montre que ces don­nées valent 1,18 dol­lar par per­sonne. Aux Etats-Unis, une adresse vaut 50 cents, une date de nais­sance 2 dol­lars, un nu­mé­ro de sé­cu­ri­té so­ciale 8 dol­lars, un li­vret mi­li­taire 35 dol­lars. Le consom­ma­teur ac­cède à un ser­vice gra­tuit, en échange de quoi il four­nit des don­nées per­son­nelles. Les don­nées sont en­suite ex­ploi­tées par l’édi­teur. C’est le mo­dèle éco­no­mique le plus lar­ge­ment ré­pan­du. La plu­part des ap­plis pre­mium se livrent même à un pillage à grande échelle. Pour payer, le consom­ma­teur est obli­gé de don­ner des in­for­ma­tions ban­caires à par­tir des­quelles il est iden­ti­fiable. Ain­si, un grand nombre d’ap­plis sont té­lé­char­geables gra­tui­te­ment sans être pour au­tant gra­tuites pour l’uti­li­sa­teur. Les banques, par exemple, pro­posent des ap­plis qui per­mettent d’ac­cé­der à son compte de­puis son smart­phone. La banque ne se ré­mu­nère pas en fai­sant payer l’ap­pli, mais en fi­dé­li­sant le client et en lui fac­tu­rant des frais di­vers de te­nue de compte.

Images for­mées d’air

Le seul écran in­ter­ac­tif au monde qui per­mette de ma­ni­pu­ler des images for­mées d’air et de très fines par­ti­cules d’eau. Un voile de brume est pro­pul­sé de la base de d’ap­pa­reil, une vi­déo est pro­je­tée sur cet écran presque im­ma­té­riel, des cap­teurs ana­lysent en même temps les mou­ve­ments de la main afin de créer une in­ter­ac­tion avec l’image. Ce­rise sur le gâ­teau, l’ap­pa­reil peut être équi­pé d’un dif­fu­seur d’odeurs, pour ajou­ter une di­men­sion ol­fac­tive à la ma­gie d’une image flot­tante. Ce­la se­ra sans au­cun doute très ap­pré­cié pour les an­non­ceurs, pour des cam­pagnes de pro­mo­tion cos­mé­tique..

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