“SE RAT­TRA­PER PEUT NE PAS ÊTRE AUS­SI LONG”

La re­lance éco­no­mique se fait en­core a endre. Les in­di­ca­teurs ne cessent de som­brer et les com­men­taires fusent de toutes parts. Tou­te­fois, leurs co­lo­ra­tions po­li­tiques pro­non­cées les vident de leur sub­stance. In­dé­pen­dant, notre in­ter­viewé, l’an­cien mi­nist

La Presse Business (Tunisia) - - BUSINESS INTERVIEW - Par Rid­ha MAAMRI Pho­tos Hi­chem GOUIAA

Stag­na­tion des ex­por­ta­tions, baisse des in­ves­tis­se­ments, pro­duc­tion in­dus­trielle atone, chute des rece es tou­ris­tiques, plu­sieurs in­di­ca­teurs en berne et, fi­na­le­ment, le terme «ré­ces­sion tech­nique» est ap­pa­ru dans les com­mu­ni­qués de la BCT… Êtes-vous in­quiet ? J.A. :

Oui, je le suis, mais sans cé­der au désar­roi. Je pense que l’éco­no­mie na­tio­nale a pu ré­sis­ter au plus grand choc his­to­rique qu’ait connu notre pays après l’In­dé­pen­dance. Il suf­fit de re­gar­der au­tour de nous pour consta­ter la dé­vas­ta­tion en­re­gis­trée dans cer­tains pays du prin­temps arabe. Suite à la ré­vo­lu­tion, il était nor­mal que le pays puisse as­su­rer sa tran­si­tion dé­mo­cra­tique et re­dé­fi­nir son nou­veau cadre po­li­tique. C’est ce qui fut fait ad­mi­ra­ble­ment, mais non sans peine. Le gou­ver­ne­ment ac­tuel, is­su d’un pro­ces­sus élec­to­ral libre et dé­mo­cra­tique, a pour charge de re­dres­ser la si­tua­tion éco­no­mique du pays et ren­ver­ser les ten­dances né­ga­tives en­re­gis­trées du­rant les 4 der­nières an­nées. L’exer­cice n’est pas fa­cile, mais l’échec n’est guère per­mis.

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