LE NÉ­CES­SAIRE LAN­GAGE SIMPLE

La Presse Business (Tunisia) - - FINANCE ASSURANCE - Par Mon­cef FELLI

Kaf­ka, oui l’écri­vain tchèque Franz Kaf­ka, a tra­vaillé dans une com­pa­gnie d’as­su­rances. Il n’en a pas gar­dé de bons sou­ve­nirs. Mais pour­quoi donc ? Il est vrai que Kaf­ka a ex­pri­mé, dans l’en­semble de son oeuvre, l’an­goisse hu­maine de­vant l’ab­sur­di­té de l’exis­tence ac­crue par les ins­ti­tu­tions so­ciales. Mais ce qui l’avait gê­né dans «sa com­pa­gnie d’as­su­rances», c’était sur­tout les si­tua­tions conflic­tuelles qui sur­ve­naient entre elle et ses clients. Et pour cause ! En ef­fet, un contrat d’as­su­rance est un contrat d’adhé­sion éta­bli par un pro­fes­sion­nel au­quel adhère, tout sim­ple­ment, le client. Certes, les as­su­reurs sé­rieux ex­pliquent les ga­ran­ties à leurs clients. Mais un «pro­duit d’as­su­rance» est com­plexe par le fait qu’entre la si­gna­ture du contrat et le paie­ment de la co­ti­sa­tion et la pres­ta­tion que doit rendre l’as­su­reur à son client si­nis­tré, c’est-à-dire son in­dem­ni­sa­tion, un temps plus ou moins long peut s’écou­ler. Toutes ex­pli­ca­tions an­té­rieures don­nées à la clien­tèle sont ou­bliées et les droits des par­ties sont régis ex­clu­si­ve­ment par le contrat d’as­su­rance. Or, ce contrat est éta­bli par l’as­su­reur et est l’exemple type du contrat d’adhé­sion. C’est

, nous dit-on. Oui, mais c’est «une loi» éla­bo­rée par un pro­fes­sion­nel à la­quelle «adhère», mal­gré lui, un non­pro­fes­sion­nel. Dès lors, mo­ra­le­ment, il in­combe à l’as­su­reur de pro­po­ser à sa clien­tèle un contrat, le plus simple pos­sible, dont les termes et les clauses doivent être simples, très simples. Si le contrat d’as­su­rance est simple, la

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