BAII : UN INS­TRU­MENT FI­NAN­CIER MA­JEUR ET OP­POR­TUN POUR L’ASIE

Moins de deux ans après la pro­po­si­tion de sa créa­tion, les a entes de voir la Banque asia­tique d’in­ves­tis­se­ment pour les in­fra­struc­tures (Baii) in­jec­ter de la vi­gueur dans l’éco­no­mie et la fi­nance ré­gio­nales sont éle­vées.

La Presse Business (Tunisia) - - OEIL SUR L’ASIE -

La Baii, dont l’idée a été pro­po­sée par le pré­sident chi­nois, Xi Jin­ping, en oc­tobre 2013, a fait un grand pas en avant, le 29 juin der­nier, lorsque les re­pré­sen­tants des 57 pays fon­da­teurs po­ten­tiels se sont réunis à Bei­jing pour la cé­ré­mo­nie de si­gna­ture d’un ac­cord fixant le cadre et la struc­ture de ges­tion de la banque. L’éta­blis­se­ment de­vrait ou­vrir ses portes d’ici à la fin de l’an­née, à condi­tion que l’ac­cord soit adop­té par les par­le­ments de dix pays fon­da­teurs po­ten­tiels, et que le ca­pi­tal ini­tial sous­crit s’élève au moins à 50% du ca­pi­tal au­to­ri­sé. En août, une réu­nion des né­go­cia­teurs en chef a été or­ga­ni­sée pour dis­cu­ter de la no­mi­na­tion du pré­sident de la Baii. Jin Li­qun, an­cien vice-mi­nistre chi­nois des Fi­nances et se­cré­taire gé­né­ral du Se­cré­ta­riat mul­ti­la­té­ral par in­té­rim de la Baii, a été sé­lec­tion­né par con­sen­sus comme pré­sident dé­si­gné de la banque. La créa­tion de la Baii tra­duit les im­pé­ra­tifs de l’époque. «Cette banque est née au bon mo­ment», es­time Han Li­qun, de l’Ins­ti­tut des re­la­tions in­ter­na­tio­nales contem­po­raines de Chine.

COM­BLER LES BE­SOINS DE LA REGION

Etant don­né l’im­por­tant écart entre les be­soins de l’Asie en in­fra­struc­tures et les ca­pa­ci­tés des ins­ti­tu­tions fi­nan­cières ré­gio­nales exis­tantes, la Baii et les prê­teurs mul­ti­la­té­raux ac­tuels sont da­van­tage com­plé­men­taires que concur­rents. Se­lon les es­ti­ma­tions de la Banque asia­tique de dé­ve­lop­pe­ment (BAD), l’Asie au­ra be­soin, chaque an­née, d’en­vi­ron 750 mil­liards de dol­lars d’in­ves­tis­se­ments dans les in­fra­struc­tures jus­qu’en 2020. La Banque mon­diale et la BAD ne dis­posent, res­pec­ti­ve­ment, que de 220 mil­liards et 160 mil­liards de dol­lars de ca­pi­taux sous­crits. Mal­gré la crois­sance éco­no­mique et com­mer­ciale ra­pide des der­nières dé­cen­nies, les pays asia­tiques ont vu leurs éco­no­mies ra­len­tir, en rai­son d’une faible de­mande mon­diale.

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