RE­GAIN D’IN­TÉ­RÊT POUR L’OR

L’or est in­dis­pen­sable pour toute banque cen­trale, tout comme les ré­serves en de­vises, car il per­met de dé­fendre la pa­ri­té et de ren­for­cer la confiance dans l’éco­no­mie du pays, sur­tout en pé­riode de crise

La Presse Business (Tunisia) - - DOSSIER -

L’or reste une forme d’ac­tif de ré­serve, se­lon l’an­cien mi­nistre des Fi­nances, Jal­loul Ayed. Plu­sieurs pays ont pro­cé­dé à des achats mas­sifs du mé­tal pour en créer des «hedge», une cou­ver­ture, rap­pelle-t-il, fai­sant al­lu­sion aux forts mou­ve­ments qui ont mar­qué le mar­ché de l’or, ces der­nières an­nées. La Tu­ni­sie ne dis­pose pas de res­sources as­sez sub­stan­tielles, conti­nue-t-il, pour di­ver­si­fier ses pla­ce­ments, fai­sant al­lu­sion qu’à dé­faut de sur­plus suf­fi­sant, on n’est pas en me­sure de me­ner une stra­té­gie (achat et vente de l’or) en vue de pro­fi­ter de l’évo­lu­tion des cours de l’once. Dé­jà, la der­nière opé­ra­tion swaps, or/de­vise date de plu­sieurs an­nées. Il s’agit d’une opé­ra­tion par la­quelle la Banque cen­trale s’en­gage à échan­ger l’or pour des dé­pôts en de­vises, avec un ac­cord que l’or lui se­ra re­ven­du dans le fu­tur à une date conve­nue. Le stock d’or est in­dis­pen­sable pour toute Banque cen­trale, tout comme les ré­serves en de­vises, sou­tient l’uni­ver­si­taire Aram Bel­haj. Car, il per­met de dé­fendre la pa­ri­té et de ren­for­cer la confiance dans une éco­no­mie, sur­tout en pé­riode de crise, jus­ti­fie-t-il. «Dans ce cadre, plus le rap­port or/ ré­serves en de­vises est éle­vé, plus c’est une bonne chose», se­lon l’uni­ver­si­taire. Tou­te­fois, gar­der le stock in­chan­gé pour de longues an­nées pour­rait ne pas être une bonne chose, conti­nue-t-il. «J’ai sur­pris pas mal de gens, lorsque j’ai dit que la BCT au­rait dû vendre une par­tie de son stock pour dé­fendre la pa­ri­té », rap­pelle-t-il, fai­sant al­lu­sion que la banque des banques avait lais­sé fi­ler une crise mo­né­taire, mar­qué par une dé­pré­cia­tion im­por­tante du di­nar. «On au­rait dû ache­ter des di­nars contre de l’or», ex­plique-t-il. En d’autres termes, l’ins­ti­tu­tion d’émis­sion était en me­sure de vendre de l’or et ache­ter des di­nars pour stop­per sa dé­grin­go­lade. La vente au­rait pu gé­né­rer des plus-va­lues sub­stan­tielles grâce à l’en­vo­lée des cours de l’once. «Si­non, en ma­tière de pla­ce­ment, la ges­tion

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