PAS­SION­NÉS, MÉ­TI­CU­LEUX… BIEN­VE­NUE

A la re­cherche de la com­bi­nai­son par­faite entre pas­sé et mo­der­ni­té, les élèves du Centre sec­to­riel de for­ma­tion en bi­jou­te­rie, joaille­rie et hor­lo­ge­rie de Gam­marth, sou­haitent conju­guer leur pas­sion du beau et des connais­sances ar­ti­sa­nales, afin de per­cer

La Presse Business (Tunisia) - - DOSSIER -

Tous, sans ex­cep­tion, pro­fessent leur pas­sion pour la créa­tion, les bi­joux, la joaille­rie et se voient ca­pables de pré­ser­ver et trans­mettre les an­ciennes tra­di­tions du sec­teur, à tra­vers une for­ma­tion adé­quate. Le Centre de for­ma­tion en bi­jou­te­rie, joaille­rie et hor­lo­ge­rie de Gam­marth est ou­vert chaque an­née à près de 300 élèves, qui re­çoivent à la fois une for­ma­tion théo­rique et pra­tique. Leur par­cours se­ra cou­ron­né d’un di­plôme d’ap­ti­tude pro­fes­sion­nelle, leur per­met­tant de faire leur en­trée dans la vie pro­fes­sion­nelle. Les pro­grammes pro­po­sés pour les sta­giaires sont conformes aux normes des écoles in­ter­na­tio­nales. Cinq op­tions sont, ain­si, pro­po­sées aux sta­giaires. Il s’agit d’un di­plôme de tech­ni­cien hor­lo­ger, d’hor­lo­ger tout court, de spé­cia­liste en bi­jou­te­rie et joaille­rie, de spé­cia­liste en bi­jou­te­rie ou, en­fin, en joaille­rie sim­ple­ment. Pour les spé­cia­li­tés bi­jou­te­rie, joaille­rie et hor­lo­ge­rie, les élèves doivent im­pé­ra­ti­ve­ment avoir ac­com­pli la 9e an­née de l’en­sei­gne­ment de base. Les éven­tuels tech­ni­ciens hor­lo­gers ou bi­jou­tiers-joailliers ne se­ront ac­cep­tés qu’après avoir réus­si la 2e an­née se­con­daire au Cer­ti­fi­cat d’ap­ti­tude pro­fes­sion­nel dans le do­maine. La moyenne ac­cep­tée pour ac­cé­der au centre doit être su­pé­rieure ou égale à 12 sur 20. Se­lon la di­rec­tion, être as­sez ferme sur les cri­tères per­met de main­te­nir un bon ni­veau de for­ma­tion. L’ob­jec­tif du centre et d’ac­cueillir dans les pro­chaines an­nées, des élèves plus ins­truits avec des ni­veaux de sco­la­ri­sa­tion plus éle­vés. Il ne faut sur­tout pas croire que le mé­tier de bi­jou­tier est une af­faire fa­cile. Le fa­bri­cant est ap­pe­lé à maî­tri­ser par­fai­te­ment tous les élé­ments du bi­jou pour par­ve­nir à les as­sem­bler. Il doit éga­le­ment sa­voir ma­ni­pu­ler des ma­té­riaux pré­cieux, chers et raf­fi­nés, vé­ri­fier leur confor­mi­té et gé­rer les ap­prêts. Tout com­mence par l’ap­pren­tis­sage de la re­pré­sen­ta­tion gra­phique du mo­dèle et la connais­sance des arts gra­phiques. Le can­di­dat pas­se­ra par la suite à l’ex­pres­sion tech­nique et les pro­cé­dés de fa­bri­ca­tion. La tâche du bi­jou­tier ré­side en ef­fet en la maî­trise des tech­niques du mé­tier. Outre la mo­dé­li­sa­tion et la réa­li­sa­tion de ma­quettes, ces der­niers se chargent de la dé­ter­mi­na­tion du pro­ces­sus de fa­bri­ca­tion, ain­si que de l’éla­bo­ra­tion de la pro­gram­ma­tion. Ba­sée sur le bon équi­libre des connais­sances et des per­for­mances, la for­ma­tion se ré­par­tit sur trois phases com­plé­men­taires : une for­ma­tion ré­si­den­tielle ef­fec­tuée au centre même, une autre en al­ter­nance, grâce à la­quelle les sta­giaires com­plètent leurs connais­sances dans une en­tre­prise spé­cia­li­sée. En­fin, l’apprenti ar­ti­san passe par une for­ma­tion par ap­pren­tis­sage, as­su­rée en mi­lieu pro­fes­sion­nel en al­ter­nance avec une for­ma­tion au centre. Cette for­ma­tion est gra­tuite, puis­qu’elle est com­plè­te­ment fi­nan­cée par l’Etat et il as­sure une for­ma­tion ap­pro­fon­die et per­met aux sta­giaires d’ex­cel­ler dans ce do­maine. Tout ar­ti­san di­plô­mé du centre peut ob­te­nir un stage de deux ans chez un pro­fes­sion­nel.

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