LE DROIT DEUXIÈME EN­FANT

La po­pu­la­tion de la Chine de­vrait a eindre 1,45 mil­liard d’ha­bi­tants d’ici 2030, grâce à l’adou­cis­se­ment de la po­li­tique de l’en­fant unique du pays, perme ant à tous les couples d’avoir un deuxième en­fant, a pré­vu un haut res­pon­sable.

La Presse Business (Tunisia) - - OEIL SUR L’ASIE -

Tra­dui­sant un chan­ge­ment ma­jeur de la lé­gis­la­tion sur la pla­ni­fi­ca­tion fa­mi­liale, le Par­ti com­mu­niste chi­nois a an­non­cé re­cé­ment qu’il met­tait un terme à la po­li­tique de l’en­fant unique. «Après l’ajus­te­ment de la po­li­tique, on s’at­tend à ce que le nombre de nais­sances puisse aug­men­ter jus­qu’à un cer­tain point d’ici quelques an­nées, et plus de 20 mil­lions de nais­sances pour­raient avoir lieu au cours d’une an­née de pointe», a in­di­qué Wang Pei’an, di­rec­teur ad­joint de la Com­mis­sion na­tio­nale de la san­té et de la pla­ni­fi­ca­tion fa­mi­liale. Le Par­ti com­mu­niste chi­nois, au pou­voir, a an­non­cé à l’is­sue d’une réu­nion dé­ci­sive, que la Chine per­met­trait à tous les couples d’avoir un deuxième en­fant, aban­don­nant sa po­li­tique de l’en­fant unique, mise en vi­gueur de­puis plu­sieurs dé­cen­nies. En­vi­ron 90 mil­lions de couples sont ha­bi­li­tés à don­ner nais­sance à un se­cond en­fant grâce à cet ajus­te­ment de po­li­tique, a in­di­qué M. Wang, ajou­tant qu’une es­ti­ma­tion in­dique que 60% des femmes concer­nées se­raient âgées de 36 ans ou plus. Se­lon le Bu­reau d’Etat des Sta­tis­tiques, la Chine re­cen­sait un vo­lume de 1,368 mil­liard d’in­di­vi­dus, à la fin de 2014. M. Wang a in­di­qué que les pro­blèmes dé­mo­gra­phiques, une so­cié­té vieillis­sante, ain­si que la pres­sion des proches âgés sur un en­fant unique, avaient in­fluen­cé la dé­ci­sion du Par­ti. Le nombre de femmes en âge fer­tile a chu­té d’une ma­nière bru­tale, a ob­ser­vé M. Wang. La po­li­tique de deux en­fants ré­équi­li­bre­ra la struc­ture dé­mo­gra­phique, aug­men­te­ra la main-d’oeuvre, ai­de­ra à sou­te­nir la po­pu­la­tion vieillis­sante, et ren­for­ce­ra le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et so­cial, a-t-il pour­sui­vi. In­tro­duite tout d’abord du­rant la fin des an­nées 1970, la po­li­tique de pla­ni­fi­ca­tion fa­mi­liale était des­ti­née à conte­nir l’es­sor de la po­pu­la­tion, en li­mi­tant la plu­part des couples ur­bains à un en­fant, et la ma­jo­ri­té des couples ru­raux à deux en­fants, si la pre­mière nais­sance était celle d’une fille. L’ajus­te­ment in­ter­vient après un at­té­nua­tion an­té­rieure de la po­li­tique de l’en­fant unique en no­vembre 2013, qui avait per­mis aux couples d’avoir deux en­fant si l’un d’eux était un en­fant unique lui­même. Fin sep­tembre, en­vi­rons 1,76 mil­lion de couples ont de­man­dé à avoir un se­cond en­fant, tan­dis que le nombre des nais­sances en 2014 a aug­men­té de 470.000, se­lon des sta­tis­tiques. «Le chan­ge­ment du taux des nais­sances sa­tis­fait nos at­tentes», a sou­li­gné M. Wang.

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