DOC­TO­RAT HO­NO­RIS CAU­SA À AL­BERT MA­ROUA­NI

Au cours d’une cé­ré­mo­nie or­ga­ni­sée à l’Uni­ver­si­té de Sfax, Al­bert Ma­roua­ni, pro­fes­seur agré­gé des uni­ver­si­tés en sciences éco­no­miques de­puis 1969, a re­çu le titre de Doc­to­rat Ho­no­ris Cau­sa. Né à Tu­nis le 30 dé­cembre 1943, le pro­fes­seur Al­bert Abra­ham Ma­ro

La Presse Business (Tunisia) - - SOMMAIRE -

Le mi­nistre de l’En­sei­gne­ment su­pé­rieur et de la Re­cherche scien­ti­fique, Chieb Bou­den, qui a as­sis­té à cette cé­ré­mo­nie, a consi­dé­ré que l’at­tri­bu­tion du titre de Doc­to­rat Ho­no­ris Cau­sa au pro­fes­seur Ma­roua­ni est un hom­mage et une re­con­nais­sance à une per­son­na­li­té d’en­ver­gure qui a ap­por­té un grand sou­tien aux uni­ver­si­tés tu­ni­siennes. Pour sa part, le Pré­sident de l’Uni­ver­si­té de Sfax, Ra­fik Boua­ziz a rap­pe­lé que «l’aven­ture» de Ma­roua­ni avec cette uni­ver­si­té a com­men­cé de­puis en­vi­ron une qua­ran­taine d’an­nées à tra­vers des oeuvres, des contri­bu­tions et des col­la­bo­ra­tions qui ont illus­tré l’ap­pui qu’il a ap­por­té à l’Uni­ver­si­té de Sfax et à la Fseg en par­ti­cu­lier et à la Tu­ni­sie son pays na­tal, en gé­né­ral. Le pro­fes­seur émé­rite en sciences éco­no­miques et pré­sident ho­no­raire de l’Uni­ver­si­té Nice So­phia An­ti­po­lis (France), Al­bert Ma­roua­ni, a vi­ve­ment sa­lué les éco­no­mistes tu­ni­siens qui, a-t-il dit, ont fait preuve d’une très grande com­pé­tence. Re­ce­vant son Doc­to­rat Ho­no­ris Cau­sa de l’Uni­ver­si­té de Sfax,Ma­roua­ni s’est dit «dé­so­lé que les au­to­ri­tés tu­ni­siennes ont, par­fois, re­cours à des ex­perts étran­gers qui, se­lon lui, sont net­te­ment moins com­pé­tents que les éco­no­mistes tu­ni­siens. «De vifs ap­plau­dis­se­ments d’uni­ver­si­taires et d’éco­no­mistes ain­si que du mi­nistre, ont ac­cueilli ses pro­pos que l’as­sis­tance a im­mé­dia­te­ment liés à l’af­faire de la banque La­zard». En ef­fet le re­cours à cette banque fran­çaise pour faire le mar­ke­ting des pro­jets ins­crits dans le plan de dé­ve­lop­pe­ment quin­quen­nal a sus­ci­té une vive po­lé­mique. Pro­fes­seur Ma­roua­ni a in­di­qué que l’Uni­ver­si­té de Sfax a, de­puis sa créa­tion, pris conscience que l’es­pace de la re­cherche scien­ti­fique et de l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur est un es­pace mon­dia­li­sé. De 1978 à 1982, Ma­roua­ni était pro­fes­seur à la Fa­cul­té de Sciences Economique et de Ges­tion de Sfax (Fseg). L’Uni­ver­si­té de Sfax, a-t-il dit, est très connue dans le monde arabe et a tou­jours noué des par­te­na­riats avec des pays mé­di­ter­ra­néens et d’Eu­rope ain­si qu’avec les Etats-Unis. Il a, ce­pen­dant, ap­pe­lé cette uni­ver­si­té à pas­ser de la «di­men­sion fa­cul­taire» à la «di­men­sion uni­ver­si­taire» et à ren­for­cer les stra­té­gies de co­opé­ra­tion entre fa­cul­tés et dis­ci­plines car, se­lon lui, l’ave­nir est à l’in­ter­dis­ci­pli­na­ri­té. In­ter­ro­gé sur l’en­sei­gne­ment de la fi­nance is­la­mique, Al­bert Ma­roua­ni a consi­dé­ré que la science ne peut pas s’in­ter­dire d’étu­dier un mo­dèle fi­nan­cier ou ban­caire par­ti­cu­lier de ma­nière ob­jec­tive et scien­ti­fique, par­ti­cu­liè­re­ment lors­qu’il ré­pond à un mar­ché gé­né­ra­teur de pro­jets ou pos­sède une ef­fi­ca­ci­té et une ca­pa­ci­té plus grandes à drai­ner l’épargne et à agir sur les fu­turs in­ves­tis­se­ments. Spé­cia­liste des éco­no­mies mé­di­ter­ra­néennes, Al­bert Ma­roua­ni en­seigne la ma­croé­co­no­mie fi­nan­cière in­ter­na­tio­nale, l’éco­no­mie des fi­nances pu­bliques et l’éco­no­mie du dé­ve­lop­pe­ment dans plu­sieurs fi­lières de for­ma­tion au sein de l’Uni­ver­si­té Nice-So­phia An­ti­po­lis.

L’Uni­ver­si­té de Sfax a, de­puis sa créa­tion, pris conscience que l’es­pace de la re­cherche scien­ti­fique et de l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur est un es­pace

mon­dia­li­sé.

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