FAUT-IL PAR­LER AUX MÉ­DIAS ?

Beau­coup de pa­trons craignent l’ex­po­si­tion pu­blique et évitent, donc, le contact à tout prix. Ils pré­fèrent res­ter ano­nymes et dis­crets. D’autres pa­trons, par exemple, ceux qui par­ti­cipent à des émis­sions té­lé­vi­sées comme Dra­gons’ Den ou Undercover Boss a

La Presse Business (Tunisia) - - SOMMAIRE -

Les re­la­tions pu­bliques ont deux grands avan­tages sur la pu­bli­ci­té: d’abord, elles sont gra­tuites et deuxiè­me­ment un conte­nu édi­to­rial a plus d’im­pact et de cré­di­bi­li­té que des mes­sages pu­bli­ci­taires ache­tés. Donc, de­puis mes 18 ans, j’es­saye de faire la pu­bli­ci­té de mes en­tre­prises en liant connais­sance avec des jour­na­listes. Je conseille aux per­sonnes dis­po­sant d’un bud­get mo­deste qui dé­marrent une nou­velle en­tre­prise, de prendre ce risque et de faire ap­pel aux sites Web, jour­naux, ma­ga­zines, blo­gueurs, chaînes de té­lé­vi­sion, ra­dios et tous les mé­dias pos­sibles. Le monde est ex­trê­me­ment com­pé­ti­tif et vous ne ga­gne­rez ja­mais d’ar­gent si vos clients ignorent que vous exis­tez. Même en pé­riode de crise, il est pré­fé­rable de com­mu- ni­quer avec les mé­dias plu­tôt que de les igno­rer. Une conver­sa­tion franche peut au moins gé­né­rer un pa­pier po­si­tif qui contre­ba­lan­ce­ra l’in­évi­table pu­bli­ci­té né­ga­tive. J’ai ap­pris à res­pec­ter le tra­vail des bons com­mu­ni­cants en les voyant tra­vailler. Les meilleurs savent vendre une his­toire et sus­ci­ter l’in­té­rêt des bonnes per­sonnes. Avec cette chro­nique heb­do­ma­daire, je re­çois des di­zaines de com­mu­ni­qués de presse que j’ignore la plu­part du temps, mais par­fois une ac­croche in­tel­li­gente va m’in­té­res­ser. In­évi­ta­ble­ment, les jeunes gé­né­ra­tions sont celles qui s’em­parent du monde vir­tuel des mé­dias so­ciaux avec la plus grande fi­nesse. Je pré­fère tra­vailler avec des pe­tites struc­tures de RP aux pe­tits bud­gets, où vous trai­tez di­rec­te­ment avec un di­ri­geant pour qui vous êtes un client im­por­tant. Les jour­na­listes ne pren­dront que très ra­re­ment l’angle qui vous in­té­resse. Ils trai­te­ront sou­vent l’his­toire de l’en­tre­prise avec le point de vue du scep­tique. Ils veulent tou­jours un élé­ment per­son­nel dans chaque ar­ticle ; ils sont pro­ba­ble­ment plus in­té­res­sés par votre mai­son, votre voi­ture, com­bien d’ar­gent vous ga­gnez que par les pro­duits que vous es­sayez de pro­mou­voir. Chaque ar­ticle consa­cré à votre en­tre­prise est un com­pro­mis : les in­for­ma­tions que vous êtes prêt à four­nir en contre­par­tie de sa mé­dia­ti­sa­tion. En fin de compte, le jour­na­liste et l’édi­teur dé­cident de ce qui se­ra pu­blié dans le pa­pier. Et ne pen­sez ja­mais que vous pou­vez ma­ni­pu­ler un jour­na­liste pour qu’il donne votre ver­sion des faits: les com­pé­tents les vé­ri­fient.

En pé­riode de crise, il est pré­fé­rable de com­mu­ni­quer avec les mé­dias plu­tôt que de les igno­rer.

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