L.B : C’est plu­tôt une ins­ti­tu­tion de cré­dit ou un fonds d’in­ves­tis­se­ment ?

La Presse Business (Tunisia) - - BUSINESS -

C’est une en­tre­prise qui va gé­rer les prises de par­ti­ci­pa­tion à l’in­ter­na­tio­nal et l’as­sis­tance tech­nique de cer­taines banques qui ont re­cours à la BH pour une par­ti­ci­pa­tion dans le ca­pi­tal ou comme par­te­naire tech­nique. Ce n’est pas vrai­ment un fonds d’in­ves­tis­se­ment. Elle va gé­rer les pla­ce­ments de la BH, mais pas seule­ment. Il y au­ra pro­ba­ble­ment des ac­tion­naires en de­hors de la banque, no­tam­ment

A.R :

la par­ti­ci­pa­tion des in­ves­tis­seurs pri­vés qui sou­hai­te­raient se dé­ve­lop­per à l’in­ter­na­tio­nal.

L.B : Plu­sieurs en­tre­pre­neurs ex­pliquent le han­di­cap fi­nan­cier par le fait que les banques tu­ni­siennes n’ont pas at­teint une taille cri­tique pour pou­voir se dé­ve­lop­per à l’in­ter­na­tio­nal. Du coup, ils évoquent la fu­sion des banques pu­bliques comme al­ter­na­tive. Qu’en pen­sez-vous ? A.R :

Au­jourd’hui, les condi­tions ne sont pas réunies pour fu­sion­ner la BH et la STB. Pour l’ave­nir, je ne peux rien pré­dire. Tou­te­fois, nous consta­tons qu’il ya beau­coup de banques dont cer­taines sont de pe­tite taille, qui ont en concur­rence achar­née dans un mar­ché ré­duit, no­tam­ment après la trans­for­ma­tion des banques d’in­ves­tis­se­ment en banques uni­ver­selles. Ce qui li­mite le dé­ve­lop­pe­ment des banques, et de sur­croît la ca­pa­ci­té d’ac­com­pa­gner les en­tre­prises à l’in­ter­na­tio­nal. Il y au­ra pro­ba­ble­ment des ac­qui­si­tions et des fu­sions entre les banques de la place, ce qui ré­dui­ra le nombre des ac­teurs et fa­vo­ri­se­ra da­van­tage la taille des banques.

L.B : Trop de banques de pe­tite taille pour un mar­ché li­mi­té. Est-ce que l’al­ter­na­tive de la faillite de l’une des banques n’est pas à écar­ter ? A.R :

Non, je ne le pense pas. Il y a une so­li­da­ri­té entre les banques tu­ni­siennes. Il n’est pas en­vi­sa­geable qu’une banque tu­ni­sienne puisse dé­cla­rer faillite. Ce­la n’a ja­mais été le cas par le pas­sé, et ça ne risque pas de se pro­duire.

L.B : Se­lon plu­sieurs rap­ports d’ins­ti­tu­tions in­ter­na­tio­nales, dont la Banque mon­diale, un sys­tème ban­caire per­for­mant pour­rait gé­né­rer jus­qu’à deux points de crois­sance, en ré­al­louant les fonds vers les sec­teurs por­teurs. Com­ment peut-on ac­tion­ner ce cercle ver­tueux ? A.R

:Par la mise à ni­veau du sec­teur ban­caire. D’ailleurs, les banques pu­bliques ont en­ta­mé cette phase. De même, une nou­velle loi ban­caire est en cours de pré­pa­ra­tion et se­ra dis­cu­tée au sein de l’ARP par la com­mis­sion des fi­nances. Un sec­teur ban­caire en bonne san­té ne peut que gé­né­rer de la crois­sance

l’éco­no­mie.■ et le dé­ve­lop­pe­ment de

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