SEPT RAI­SONS D’EN­VI­SA­GER LE CHAOS CLI­MA­TIQUE SANS SÉ­RÉ­NI­TÉ

La Presse Business (Tunisia) - - FINANCIAL TIMES - MAR­TIN WOLF, FT

Elle conti­nue par ailleurs, à aug­men­ter, au rythme d’en­vi­ron 2 par­ti­cules par mil­lion chaque an­née. Au rythme ac­tuel, elle pour­rait at­teindre 800 par­ti­cules par mil­lion d’ici à la fin du siècle. On voit que tous les dé­bats sur l’at­té­nua­tion des risques liés au chan­ge­ment cli­ma­tique ca­tas­tro­phique se sont ré­vé­lés in­utiles. L’hu­ma­ni­té a col­lec­ti­ve­ment bâillé, s’est dés­in­té­res­sée de la ques­tion et a dé­ci­dé de les lais­ser aug­men­ter. Sir Brian Hos­kins, pro­fes­seur et di­rec­teur de l’Ins­ti­tut Gran­tham sur le chan­ge­ment cli­ma­tique à l’Im­pe­rial Col­lege de Londres, note que la der­nière fois qu’on a re­le­vé des concen­tra­tions aus­si éle­vées, “la tem­pé­ra­ture de la Terre était en moyenne de trois ou quatre de­grés plus éle­vée qu’au­jourd’hui. Le Groen­land n’était pas cou­vert en per­ma­nence d’une couche de glace, le ni­veau de la mer était beau­coup plus éle­vé et la pla­nète était très dif­fé­rente, bien que toutes ces dif- fé­rences ne soient pas for­cé­ment liées aux ni­veaux de CO2.” Sa mise en garde est fon­dée, mais l’ef­fet de serre est une base scien­ti­fique : c’est pour ce­la que la Terre a un cli­mat plus agréable que la Lune. Le CO2 est un gaz à ef­fet de serre connu. La hausse des tem­pé­ra­tures a des ef­fets po­si­tifs, comme par exemple, la quan­ti­té de va­peur d’eau dans l’at­mo­sphère. En bref, l’hu­ma­ni­té mène une co­los­sale ex­pé­rience in­con­trô­lée et sans doute ir­ré­ver­sible sur son propre ha­bi­tat. En outre, si l’on en juge par la science de

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