RE­TOUR AUX FON­DA­MEN­TAUX

John Kay, FT — Sa­voir né­go­cier sur les su­jets dé­li­cats n’a ja­mais sem­blé si cru­cial. Ce que les dif­fé­rentes par­ties d’une né­go­cia­tion ac­ceptent est prin­ci­pa­le­ment dé­ter­mi­né par la per­cep­tion qu’elles ont de ce qui leur ar­ri­ve­rait en cas d’échec.

La Presse Business (Tunisia) - - FINANCIAL TIMES -

La si­tua­tion dans la­quelle se trouve au­jourd’hui le pré­sident Ba­rack Oba­ma n’est ab­so­lu­ment pas la même que celle d’avant-no­vembre de l’an­née der­nière. Il était alors can­di­dat à sa ré­élec­tion, et la pa­ra­ly­sie du gou­ver­ne­ment en au­rait fait le pré­sident d’un seul man­dat. N’ayant plus à se pré­sen­ter de­vant les élec­teurs, il se pré­oc­cupe au­jourd’hui de son image pour la pos­té­ri­té. S’il ne pou­vait alors prendre le risque de perdre dans un af­fron­te­ment avec des ad­ver­saires, au­jourd’hui, c’est dif­fé­rent. Par contre pour Ba­char al-As­sad, la seule pos­si­bi­li­té d’ac­tion est de res­ter coûte que coûte dic­ta­teur de la Syrie. Il a fait ce que le pro­fes­seur Schel­ling ap­pelle des “en­ga­ge­ments cré­dibles” : nous de­vons ac­cep­ter le fait qu’il est lo­gique pour lui de se battre jus­qu’à la mort. Le pa­ra­doxe de l’en­ga­ge­ment, bien dé­crit par l’ex­pres­sion “po­li­tique de la terre brû­lée”, est que le fait de li­mi­ter les op­tions – dans

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