LES MEILLEURES NORMES NE SONT PAS OC­CI­DEN­TALES

«Nous ne re­con­nais­sons pas les cri­tères oc­ci­den­taux comme les meilleurs. Si­non, pour­quoi la crise fi­nan­cière et la crise de la de e ont-elles écla­té dans les pays oc­ci­den­taux ? Nous de­vons ap­prendre les avan­tages de l’Oc­ci­dent, mais nous de­vons aus­si reje

La Presse Business (Tunisia) - - OEIL SUR -

Les meilleures normes in­ter­na­tio­nales ne sont pas les normes oc­ci­den­tales. Il ne faut pas confondre les deux», a -t-il ex­pli­qué. La Baii ab­sor­be­ra les ex­pé­riences de dé­ve­lop­pe­ment des dif­fé­rents pays et ré­gions, et en par­ti­cu­lier celles de la Chine, a-t-il dit. «Nous al­lons pro­duire une nou­velle sé­rie de di­rec­tives cor­res­pon­dant à celles que nous vou­lons suivre». «Je pense que la Baii doit prendre en compte les si­tua­tions de dé­ve­lop­pe­ment des pays et ré­gions en dé­ve­lop­pe­ment. Au­tre­ment, ce­la n’a au­cun sens». Se­lon M. Jin, la co­opé­ra­tion entre la Baii et d’autres ins­ti­tu­tions mul­ti­la­té­rales se­ra très large. «Le Groupe de la Banque mon­diale, la Banque asia­tique de dé­ve­lop­pe­ment, la Banque eu­ro­péenne d’in­ves­tis­se­ment, la Banque eu­ro­péenne pour la re­cons­truc­tion et le dé­ve­lop­pe­ment (Berd) et ain­si de suite tous veulent co­opé­rer avec la Baii. Nous sommes éga­le­ment prêts à co­opé­rer avec eux», a-t-il dit. «D’autres ins­ti­tu­tions ne vont pas co­opé­rer avec nous si nous n’at­tei­gnons pas les normes in­ter­na­tio­nales et un cer­tain ni­veau de gou­ver­nance. Je suis fier de dire que nos po­li­tiques sont aus­si bonnes que les autres. Dans cer­tains en­droits, nous sommes en­core meilleurs qu’eux, car nous avons ti­ré pro­fit de leur ex­pé­rience», a-t-il dit. Les pro­jets d’in­fra­struc­tures né­ces­sitent sou­vent des mil­liards de dol­lars amé­ri­cains et les fonds sont trop im­por­tants pour qu’une banque in­di­vi­duelle puisse sou­le­ver. «Nous pou­vons par­ta­ger les coûts et ré­par­tir les risques en tra­vaillant en­semble», a dé­cla­ré M. Jin. A pro­pos de l’in­ten­tion de la Chine d’adhé­rer à la Berd, M. Jin a af­fir­mé que la Berd a vou­lu s’étendre vers l’est et le sud. «Nous et la Berd, avons dé­jà co­opé­ré en Asie cen­trale et en Asie de l’Ouest. Les deux banques ont beau­coup d’oc­ca­sions de tra­vailler en­semble, ce qui peut fa­vo­ri­ser les connexions de l’Eu­ra­sie». Les ins­ti­tu­tions ont be­soin de ren­for­cer la co­opé­ra­tion, non seule­ment sur des pro­jets spé­ci­fiques, mais aus­si sur les po­li­tiques, a-t-il dé­cla­ré. In­ter­ro­gé pour sa­voir si Taï­wan peut re­joindre la Baii, M. Jin a af­fir­mé qu’il n’y a pas d’obs­tacle pour Taï­wan de re­joindre la Baii. «Nous avons juste be­soin de dis­cu­ter de ma­nière ap­pro­priée de l’adhé­sion de Taï­wan». Par­lant des mé­ca­nismes mis en place par la Baii pour lut­ter contre la cor­rup­tion in­terne, M. Jin a ré­vé­lé que la banque va mettre en place un ser­vice d’in­té­gri­té. «Afin de pré­ve­nir les conflits d’in­té­rêts et pour évi­ter les soup­çons, le chef du dé­par­te­ment ne peut pas être Chi­nois si le pré­sident Baii l’est», at-il dit. La Confé­rence BFA a ras­sem­blé plus de 400 res­pon­sables gou­ver­ne­men­taux, des hommes d’af­faires et des uni­ver­si­taires de 22 pays et ré­gions asia­tiques et eu­ro­péennes.

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