HAUTE COU­TURE EX­PO­SI­TION DE AZEDINE ALAIA À LA VIL­LA BORG­HÈSE

ENTRE COU­TURE ET SCULP­TURE, L’HIS­TOIRE SE MÊLE

La Presse Business (Tunisia) - - SOMMAIRE -

Il est dif­fi­cile de tran­cher en voyant les oeuvres de Alaia. Cou­ture ou sculp­ture, cette dua­li­té est dé­li­ca­te­ment mise en va­leur dans cette ex­po­si­tion. Un sa­voir-faire hors pair, un sens di­vin de l’es­thé­tisme, une connais­sance par­faite du corps hu­main, tout à l’éloge du corps. Tels sont les points que Azedine Alaia par­tage avec les ar­tistes peintres et les sculpteurs les plus dé­li­cats. Pin­ceau, maillet, ai­guille, pierre, toile ou marbre au ser­vice de l’ana­to­mie hu­maine. Une ana­to­mie cé­lé­brée par les sta­tues ba­roques et an­tiques et les ta­bleaux gré­co-ro­mains qui ha­bitent la ga­le­rie. Les robes, les bus­tiers, le ve­lours viennent ap­puyer ce point et s’ins­crire sub­ti­le­ment, sans dé­ran­ger, dans une scé­no­gra­phie où se mêlent ma­jes­tueu­se­ment les robes sou­ple­ment sculp­tées aux nuances sombres et in­tenses et au dé­cor po­ly­chrome ri­che­ment or­né. Quant aux tis­sus, toutes leurs tex­tures et toutes les dé­gra­da­tions, l’or, le gris, le pourpre, le jaune, se mêlent dis­crè­te­ment et les créa­tions de l’ar­tiste tu­ni­sien com­mu­niquent avec leur en­tou­rage im­mé­diat et ar­rivent tou­te­fois à ré­son­ner et à éveiller les sens sans faillir. Des sta­tues à corps nus, des robes élan­cées dra­pées et re-pro­por­tion­nées, toutes en­chantent une sen­sua­li­té épi­der­mique.

Le mu­sée ro­main Borg­hèse, le temps d’un dia­logue entre mode et sculp­ture.

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