LES CULTURES AR­BO­RES­CENTES COU­VRAIENT AU­TRE­FOIS LE CENTRE DE LA TU­NI­SIE,— PREUVES TI­RÉES DE L’HIS­TOIRE.

La Presse Business (Tunisia) - - LU POUR VOUS -

Soit que les oeuvres de ceux qui en avaient par­lé aient pé­ri, soit que le fait leur ait échap­pé, les au­teurs an­ciens nous ap­prennent peu de chose re­la­ti­ve­ment à la co­lo­ni­sa­tion de l’in­té­rieur de la By­za­cène par les Ro­mains. On en est ré­duit, chez eux, à de rares in­di­ca­tions in­di­rectes. Heu­reu­se­ment, les au­teurs arabes sup­pléent abon­dam­ment à cette la­cune. On sup­pose que l’oli­vier a été ap­por­té d’Asie en Afrique par les co­lo­nies phé­ni­ciennes. La culture en est res­tée long­temps confi­née sur la côte. Il res­sort du ré­cit des opé­ra­tions de Cé­sar que, sur la côte même, elle n’avait point à son époque l’im­por­tance qu’elle a prise plus tard. Entre Mo­nas­tir et Sousse, où il li­vra une pre­mière ba­taille, le pays qui de­vait se plan­ter un jour d’oli­viers était dé­cou­vert. Thys­drus n’était en­core qu’une pe­tite ville, oc­cu­pée au com­merce du blé. Pas plus dans cette guerre ci­vile que pré­cé­dem­ment dans les guerres pu­niques, on ne voit l’in­té­rieur de la By­za­cène jouer un rôle. Il

Newspapers in French

Newspapers from Tunisia

© PressReader. All rights reserved.