BULLE MÉ­DIA­TIQUE OU SCAN­DALE DU SIÈCLE?

La Presse Business (Tunisia) - - DOSSIER - Par Rid­ha MAAMRI

L’af­faire du sel re­fait sur­face de fa­çon cy­clique, ces der­nières an­nées, et le su­jet prend, chaque fois, des di­men­sions d’une af­faire de sou­ve­rai­ne­té na­tio­nale. Tout le monde en parle. Ex­perts, po­li­ti­ciens et chro­ni­queurs énu­mèrent les dé­pas­se­ments et avancent des sommes fa­ra­mi­neuses de manque à ga­gner ac­cu­sé par la mau­vaise ges­tion de ce dos­sier. Ré­cem­ment, c’est le mi­nistre de l’In­dus­trie, M. Za­ka­ria Ha­mad, qui s’est pro­non­cé sur l’af­faire, an­non­çant la ré­vi­sion du contrat avec la Com­pa­gnie gé­né­rale des sa­lines de Tu­ni­sie (Cotusal), en ré­ponse à une in­ter­ven­tion vi­ru­lente d’un dé­pu­té. Cette dé­cla­ra­tion a at­ti­sé les dé­bats, et se­lon plu­sieurs, elle est de na­ture à cor­ro­bo­rer les in­nom­brables pro­duc­tions mé­dia­tiques qui criaient au pillage et dé­non­çaient l’ap­pli­ca­tion d’une conven­tion ca­duque, da­tant de 1949, époque du Pro­tec­to­rat.

« Si de­main la loi change? la Cotusal se soume ra »

Le di­rec­teur gé­né­ral de la Cotusal, M. Di­dier Oli­vier, s’est dit éton­né de « la cam­pagne de dé­ni­gre­ment », qui dure de­puis des an­nées, et qui vise uni­que­ment la Cotusal, alors que le sec­teur salinier compte au moins six autres opé­ra­teurs, tu­ni­siens et étran­gers. Bien que toutes les ap­proxi­ma­tions col­por­tées aient été ex­pli­ci­tées, on re­vient sur cette af­faire de fa­çon cy­clique, re­grette-t-il. Re­ve­nant sur la conven­tion de 1949, ob­jet de la po­lé­mique, il pré­cise que la Cotusal a tou­jours fait part de sa vo­lon­té de se confor­mer à toutes les évo­lu­tions de la lé­gis­la­tion. « Si de­main la loi change, la Cotusal se sou­met­tra », rap­pelle-t-il. C’est, en ef­fet, l’un des mes­sages forts adres­sés à tra­vers les mul­tiples com­mu­ni­qués de l’en­tre­prise. « Nous ap­pli­quons la loi en vi­gueur, tant qu’elle n’est pas chan­gée», sou­tient-il. Et la loi ré­gis­sant l’opé­ra­teur salinier ne se li­mite pas à la seule conven­tion de 1949, car l’en­tre­prise est ap­pe­lée à exer­cer sous le cou­vert de deux autres ré­gimes. « Nous sommes obli­gés de pra­ti­quer trois ré­gimes dif­fé­rents pour une même ac­ti­vi­té : le fa­meux ré­gime de 1949, qui a connu trois ave­nants, et d’autres ré­gimes qui ré­gissent les ex­ten­sions de la Cotusal, dont le site de Zar­zis où l’ex­ploi­ta­tion a dé­mar­ré en 1997, et fi­na­le­ment le site d’El Ghar­ra, où on ap­plique le code mi­nier de 2003. », ex­plique-t-il. Avant de pous­ser ses ana­lyses, le DG a pré­ci­sé que la fa­meuse conven­tion de 1949 n’est pas un

Newspapers in French

Newspapers from Tunisia

© PressReader. All rights reserved.