SE­CRET DE LA CO­LO­NI­SA­TION RO­MAINE POS­SI­BI­LI­TÉ DE LA RE­COM­MEN­CER

La Presse Business (Tunisia) - - HISTOIRE -

Les Ro­mains y in­tro­dui­sirent cette culture vers la fin du pre­mier siècle, et il de­vint très riche. Les Arabes y ont dé­truit cette culture au on­zième siècle et il est re­de­ve­nu dé­sert. Cette his­toire qui tient en quelques lignes, se dé­voile si net­te­ment sur les lieux qu’il n’y a point de té­mé­ri­té à chif­frer ap­proxi­ma­ti­ve­ment et les résultats de la co­lo­ni­sa­tion ro­maine et la gran­deur des ca­tas­trophes qui les ont anéan­tis. 1.300.000 hec­tares en­vi­ron sont propres aux cultures frui­tières dans le centre de la Tu­ni­sie. Aban­don­nés au pâ­tu­rage, ils valent 10 francs l’hec­tare; plan­tés en oli­viers, ils en valent plus de 800. Ain­si, en ap­pli­quant ces es­ti­ma­tions à l’An­ti­qui­té, la co­lo­ni­sa­tion ro­maine avait fait pas­ser le pays d’un état où ses cam­pagnes va­laient 13 mil­lions, à un état où elles va­laient plus d’un mil­liard. Et l’in­va­sion arabe l’a ra­me­né d’un état où ses cam­pagnes va­laient

IL N’Y A QU’À RE­FAIRE CE QUE LA CO­LO­NI­SA­TION RO­MAINE Y AVAIT FAIT

Du mo­ment que ni le sol ni le cli­mat n’en ont chan­gé no­ta­ble­ment, au­cune dif­fi­cul­té in­sur­mon­table ne s’op­pose à ce qu’on en­tre­prenne une troi­sième trans­for­ma­tion de ce pays pour le ra­me­ner à un état de culture qu’il a dé­jà connu une fois. On peut même dé­ter­mi­ner à l’avance le pé­ri­mètre dans le­quel cette trans­for­ma­tion se­ra ten­tée uti­le­ment. Il est mar­qué, de Kai­rouan à la fron­tière al­gé­rienne, par la li­mite des ter­rains qua­ter­naires, la­quelle suit très exac­te­ment le pied des pla­teaux; il est in­di­qué de l’autre cô­té par les points ex­trêmes at­teints par les plan­ta­tions ro­maines et dont les traces sont fa­ci­le­ment re­con­nais­sables. Ces points forment une ligne qui, par­tant de la fron­tière al­gé­rienne et lon­geant le Dje­bel Ser­ra­guïa, passe près de Gaf­sa, et se di­rige vers la mer, en sui­vant les montagnes du Mak­nas­si et du Bou­hed­ma, pour abou­tir à l’em­bou­chure de l’oued Rann. Au nord de ce pé­ri­mètre, la na­ture du sol se mo­di­fie et les pluies de­viennent as­sez abon­dantes pour que les cultures frui­tières ne s’im­posent plus ex­clu­si­ve­ment. Au sud, au contraire, la na­ture du sol reste la même, mais les pluies de­viennent

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