CPG TIRE LE DIABLE PAR LA QUEUE

La Presse Business (Tunisia) - - EN COUVERTURE - (R.M.)

Fleu­ron de l’éco­no­mie na­tio­nale, et ac­teur ma­jeur dans le mar­ché mon­dial, la Com­pa­gnie de phos­phates de Gaf­sa a ac­cu­sé une perte de 20 mil­lions de di­nars en 2014. En 2010, le ni­veau de production de la CPG avoi­si­nait 8 mil­lions des tonnes, une per­for­mance en de­hors du champ du réa­li­sable, de nos jours. En 2015, l’en­tre­prise pu­blique n’a pu char­ger que 1.6 mil­lion de tonnes dans les ca­mions et les wa­gons des trains, se­lon une com­mu­ni­ca­tion de la com­pa­gnie. Car, l’ac­ti­vi­té de l’en­tre­prise a été à l’ar­rêt du­rant de longs mois sur fond de grèves anarchiques et or­ga­ni­sées. Ces mou­ve­ments so­ciaux ont fait tâche d’huile, et le Groupe chi­mique de Tu­ni­sie a été mis à l’ar­rêt, faute de stock de ma­tières pre­mières, le phos­phate, et les sit-in bar­rant la route du train. Par ailleurs, les pres­sions so­ciales ont contraint la CPG à ré­in­té­grer plu­sieurs ac­ti­vi­tés ex­ter­na­li­sées, tel le trans­port, et re­cru­ter mas­si­ve­ment, alors que son ac­ti­vi­té a dras­ti­que­ment chu­té. L’ef­fec­tif a plus que tri­plé, pas­sant de 9 à 27 mille. A l’in­ter­na­tio­nal, la baisse de production de la CPG est une au­baine pour ses concur­rents, qui ont ra­flé les com­mandes non ho­no­rées. Outre les concur­rents tra­di­tion­nels, de nou­veaux pays ont in­ves­ti le mar­ché, à l’ins­tar du Pé­rou et l’Ara­bie Saou­dite. Le Royaume écoule ses phos­phates à très bas prix, ti­rant pro­fit du faible coût de ses in­trants éner­gé­tiques.

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