BCT

Le gou­ver­neur de la Banque cen­trale de Tu­ni­sie (BCT), Chéd­ly Aya­ri, a ap­pe­lé «à me re fin à la dia­bo­li­sa­tion des de es ex­té­rieures», af­fir­mant que «l’Etat au­ra tou­jours be­soin de re­cou­rir à l’em­prunt, quel que soit le gou­ver­ne­ment en place»

La Presse Business (Tunisia) - - SOMMAIRE -

Le gou­ver­neur ap­pelle à me re fin à la dia­bo­li­sa­tion des de es ex­té­rieures

Lors d’une réunion te­nue au pa­lais du Bar­do par la com­mis­sion des fi­nances, de la pla­ni­fi­ca­tion et du dé­ve­lop­pe­ment re­le­vant de l’As­sem­blée des re­pré­sen­tants du peuple (ARP), Aya­ri a af­fir­mé que «l’Etat su­bit une pres­sion conti­nue pour ga­ran­tir la li­qui­di­té né­ces­saire». En ré­ponse aux cri­tiques for­mu­lées par les dé­pu­tés à l’égard de la po­li­tique d’en­det­te­ment ex­té­rieur de la Tu­ni­sie lors de la dis­cus­sion de trois pro­jets de loi re­la­tifs à des em­prunts obli­ga­taires ob­te­nus par le pays sur le mar­ché in­ter­na­tio­nal, le gou­ver­neur de la BCT a sou­li­gné que «la masse sa­la­riale re­pré­sente 14% du PIB, l’un des plus forts taux dans le monde». Ce­la, a-t-il pour­sui­vi, ex­plique le re­cours de l’Etat à l’en­det­te­ment ex­té­rieur. Et d’ajou­ter que la fai­blesse du taux d’épargne et celle des res­sources fis­cales contri­buent éga­le­ment aux be­soins crois­sants de la Tu­ni­sie en fi­nan­ce­ments ex­té­rieurs. Aya­ri a sug­gé­ré la mise en place d’un mé­ca­nisme lé­gal per­met­tant aux dé­pu­tés de l’ARP de fixer un pla­fond pour les dettes de l’Etat. Ce mé­ca­nisme, ap­pli­qué aux Etats-Unis d’Amé­rique, per­met­tra de maî­tri­ser l’en­det­te­ment, a-t-il as­su­ré. Il a, par ailleurs, rap­pe­lé que la Tu­ni­sie a eu re­cours dans le pas­sé aux em­prunts obli­ga­taires, ob­te­nant au cours des deux der­nières dé­cen­nies près de 26 em­prunts d’une va­leur os­cil­lant entre 150 mil­lions et un mil­liard de dol­lars pour chaque cré­dit.

UNE NÉ­CES­SI­TÉ

La se­cré­taire d’Etat au­près du mi­nistre des Fi­nances, Bou­thei­na Ben Yagh­lane, a, pour sa part, re­le­vé que le re­cours à l’en­det­te­ment est une né­ces­si­té et non pas un choix pour la Tu­ni­sie, ajou­tant que l’en­det­te­ment est un mé­ca­nisme de fi­nan­ce­ment ap­pli­qué même dans les pays in­dus­tria­li­sés. L’es­sen­tiel est d’orien­ter ces fi­nan­ce­ments vers la créa­tion de la ri­chesse, a-t-elle en­core dé­cla­ré. Les dé­pu­tés ont cri­ti­qué les taux d’in­té­rêt très éle­vés de ces cré­dits des­ti­nés à cou­vrir le dé­fi­cit bud­gé­taire et non pas à l’in­ves­tis­se­ment pu­blic, au dé­ve­lop­pe­ment et à la créa­tion de la ri­chesse. Cer­tains dé­pu­tés ont es­ti­mé, «qu’éco­no­mi­que­ment, ces cré­dits ne sont pas ef­fi­cients, alour­di­ront les charges de l’Etat et aug­men­te­ront les taxes fis­cales im­po­sées aux Tu­ni­siens, d’au­tant plus qu’une grande par­tie de ces cré­dits se­ra des­ti­née au fi­nan­ce­ment du bud­get de ges­tion au lieu des pro­jets à forte ren­ta­bi­li­té éco­no­mique qui per­met­tront au gou­ver­ne­ment de rem­bour­ser ses

Newspapers in French

Newspapers from Tunisia

© PressReader. All rights reserved.