Zoom sur deux ini­tia­tives

Len­te­ment, mais sû­re­ment, le pou­voir lo­cal, éri­gé par la nou­velle consti­tu­tion de 2014 au même titre que les quatre autres pou­voirs (lé­gis­la­tif, exé­cu­tif, ju­di­ciaire et ins­tances consti­tu­tion­nelles) com­mence à prendre forme. En at­ten­dant sa consé­cra­tion t

La Presse Business (Tunisia) - - SOMMAIRE - Par Balkis. K

La pre­mière est à l’ac­tif de la pré­si­dence du gou­ver­ne­ment, la­quelle a mis à pro­fit le ré­cent re­ma­nie­ment pour do­ter le pou­voir lo­cal de tout un mi­nis­tère, ce­lui du Dé­ve­lop­pe­ment lo­cal. Quel que soit l’usage par­ti­san pré­vi­sible dont la pré­si­dence du gou­ver­ne­ment pour­rait faire de ce dé­par­te­ment en cette pé­riode de tran­si­tion, sur­tout à l’oc­ca­sion des pro­chaines mu­ni­ci­pales, le fait que le pou­voir lo­cal soit ins­ti­tu­tion­na­li­sé par le biais d’un dé­par­te­ment mi­nis­té­riel est en soi une avan­cée im­por­tante sur la voie de la dé­mo­cra­tie lo­cale.

LA DÉ­CEN­TRA­LI­SA­TION POUR EN­RAYER LE SOUS-DÉ­VE­LOP­PE­MENT DE L’AR­RIÈRE PAYS

L’ul­time ob­jec­tif est de faire en sorte que ce mi­nis­tère par­vienne à réa­li­ser un tant soit peu les ob­jec­tifs as­si­gnés, après le 14 jan­vier 2011, au dé­ve­lop­pe­ment lo­cal et ré­gio­nal. Au pre­mier rang de ces ob­jec­tifs fi­gure la dé­cen­tra­li­sa­tion re­te­nue comme un mé­ca­nisme ef­fi­cace pour en­rayer le sous dé­ve­lop­pe­ment des ré­gions de l’in­té­rieur. Con­crè­te­ment, il s’agit, entre autres, de ré­duire les dis­pa­ri­tés géo­gra­phiques en ma­tière d’in­fra­struc­tures de trans­port, de san­té et d’édu­ca­tion, d’at­té­nuer le dés­équi­libre ré­gio­nal et lo­cal dans les in­fra­struc­tures de base et de qua­li­té du lo­ge­ment, de ré­duire les dis­pa­ri­tés géo­gra­phiques au ni­veau de la culture et des loi­sirs, et par­ti­cu­liè­re­ment, de ren­for­cer l’in­ves­tis­se­ment pu­blic dans les ré­gions de l’in­té­rieur. La deuxième ini­tia­tive est à l’ac­tif de la so­cié­té ci­vile, plus exac­te­ment de l’Ins­ti­tut arabe des chefs d’en­tre­prises (Iace). Ce think tank des af­faires en Tu­ni­sie vient de pu­blier, en par­te­na­riat avec le Centre in­ter­na­tio­nal de la pé­da­go­gie d’en­tre­prise (Cipe), le pre­mier rap­port sur le clas­se­ment de l’in­dice d’at­trac­ti­vi­té des 24 ré­gions en Tu­ni­sie. L’ob­jec­tif de ce rap­port de 147 pages vise à mettre en place dans les lo­ca­li­tés et les ré­gions un meilleur cadre de vie et un en­vi­ron­ne­ment in­ci­ta­tif aux af­faires. Ce clas­se­ment, pré­sen­té mar­di 29 dé­cembre 2015 à la presse, a été éta­bli sur la base de cinq prin­ci­paux cri­tères : les ser­vices mu­ni­ci­paux, les ser­vices non mu­ni­ci­paux (ser­vices four­nis par l’Etat), l’ap­proche par­ti­ci­pa­tive, la trans­pa­rence, et le cadre de vie. Il fait res­sor­tir plu­sieurs constats. L’in­dice moyen gé­né­ral d’at­trac­ti­vi­té de nos ré­gions est de 3,34 sur une échelle de 10. Par facteur, cet in­dice moyen est de 3,34 pour les ser­vices mu­ni­ci­paux, 2,93 pour l’ap­proche par­ti­ci­pa­tive, 3,32 pour la trans­pa­rence, 3,88 pour les ser­vices non mu­ni­ci­paux et 3,18 pour le cadre de vie. En voi­ci quelques in­di­ca­tions.

KÉ­BI­LI, LE GOU­VER­NO­RAT LE MOINS AT­TRAC­TIF DE TU­NI­SIE

Le gou­ver­no­rat de Tu­nis est la ré­gion la plus at­trac­tive. Elle se place en tête de pe­lo­ton, étant le seul gou­ver­no­rat à avoir un score au

Newspapers in French

Newspapers from Tunisia

© PressReader. All rights reserved.