EN­TRE­PRENDRE, CETTE ÉPREUVE SI RUDE

Une lé­gis­la­tion in­aprop­priée, voire pa­ra­ly­sante, un ac­cès au fi­nan­ce­ment de plus en plus dif­fi­cile, une in­for­ma­tion floue, si­non in­dis­po­nible, aux­quels s’ajoute un contexte éco­no­mique mo­rose. Lan­cer son pro­jet n’a ja­mais été aus­si com­plexe en Tu­ni­sie.

La Presse Business (Tunisia) - - ON EN PARLE - Par Omar KAMMOUN

Ra­mer contre vent et ma­rée c’est, semble-t-il, de­ve­nu le des­tin des jeunes en­tre­pre­neurs tu­ni­siens. C’est, en tout cas, le constat qu’on peut ti­rer du «World Ca­fé» or­ga­ni­sé par Ceed Tu­ni­sie, sa­me­di 16 jan­vier, sur le thème : «L’ave­nir de l’en­tre­pre­neu­riat en Tu­ni­sie». A l’ori­gine de cette si­tua­tion cri­tique, les in­ter­ve­nants, aus­si bien les res­pon­sables que les jeunes en­tre­pre­neurs, ont poin­té du doigt trois freins ma­jeurs, à sa­voir la com­plexi­té de la lé­gis­la­tion, le peu de sou­plesse des bailleurs de fonds, prin­ci­pa­le­ment les banques, et la faible com­mu­ni­ca­tion des ins­ti­tu­tions pu­bliques. Zied Laadhe­ri, mi­nistre de l’Em­ploi et de la For­ma­tion pro­fes­sion­nelle, est al­lé jus­qu’à qua­li­fier la lé­gis­la­tion tunisienne de «contrai­gnante». cet obs­tacle, Laâd­ha­ri pro­pose la mise en place d’un gui­chet unique où les jeunes en­tre­pre­neurs pour­raient, en quelques heures seule­ment, créer et fi­nan­cer leurs en­tre­prises. Ce mé­ca­nisme, qui a fait preuve d’ef­fi­ca­ci­té sous d’autres cieux, en l’oc­cur­rence à Du­baï, per­met, éga­le­ment, de ré­duire le nombre d’in­ter­ve­nants et, ain­si, op­ti­mise la com­mu­ni­ca­tion entre le por­teur du pro­jet et l’Ad­mi­nis­tra­tion.

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