MANQUE DE LI­QUI­DI­TÉ

La Presse Business (Tunisia) - - DOSSIER -

avouent que l’en­tre­tien pré­ven­tif de la flotte du­rant toute la pé­riode chao­tique de la Transtu ne fait qu’ag­gra­ver la si­tua­tion, aug­men­tant la fuite des clients vers les pri­vés. En réa­li­té, le pro­blème de la flotte n’est autre qu’une ques­tion de li­qui­di­tés dont souffre la Transtu de­puis quelques an­nées. La cause prin­ci­pale de cette di­mi­nu­tion de fonds re­vient se­lon les res­pon­sables de la so­cié­té à la non-ap­pli­ca­tion du prix réel du ti­cket ou des abon­ne­ments sco­laires. La fonc­tion so­ciale as­si­gnée au trans­por­teur oblige l’Etat, comme par­tout, à sub­ven­tion­ner le trans­port des élèves et étu­diants. Et même les ti­ckets qui sont cen­sés être une source de li­qui­di­té ne par­viennent pas à com­pen­ser les manques énormes de li­qui­di­té. D’ailleurs, de­puis 2003, la so­cié­té à ap­pli­qué une seule et unique aug­men­ta­tion de ses ta­rifs à hau­teur de 5 %. Entre-temps, le coût des pièces de re­change et du car­bu­rant a flam­bé et les charges so­ciales se sont alour­dies. Pour ne par­ler que de celles-ci, les res­pon­sables de la Transtu af­firment qu’elles ont aug­men­té de 58 % en 2014 par rap­port à 2010. Autre phé­no­mène res­pon­sable des pro­blèmes fi­nan­ciers de la so­cié­té, le non-paye­ment des titres de trans­port. Une es­ti­ma­tion ap­proxi­ma­tive ef­fec­tuée par le trans­por­teur montre un taux de 20 à 25 % de non­paye­ment. Se­lon cette même source, ce manque à ga­gner s’élève à 20 mil­lions de di­nars par an, soit 100 mil­lions de di­nars pour les cinq an­nées qui ont sui­vi la ré­vo­lu­tion. Un trou qui pour­rait ré­sor­ber une bonne par­tie du dé­fi­cit es­ti­mé à 108 mil­lions de di­nars par an. Sauf que la plus simple des fa­çons de ju­gu­ler ces dé­ra­pages n’est tout sim­ple­ment pas pos­sible. Les res­pon­sables de la so­cié­té ex­pliquent en ef­fet qu’une telle

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