“Cette mu­ta­tion pour­rait être aus­si im­por­tante que celle de 1981, quand IBM a per­mis à Mi­cro­soft d’ins­tal­ler son sys­tème d’ex­ploi­ta­tion MSDOS sur ses or­di­na­teurs per­son­nels IBM” “Full stack si­gni­fie sou­vent “top of the stack”, ou som­met de la pile, jus­qu’

La Presse Business (Tunisia) - - FINANCIAL TIMES -

té­lé­phones mo­biles, au lieu de tran­si­ter par un bu­reau en­fu­mé où des ré­par­ti­teurs gèrent les de­mandes par té­lé­phone. Plus grand, plus ra­pide et plus ef­fi­cace que des mil­liers de pe­tites com­pa­gnies de taxis. Une fois qu’une so­cié­té maî­trise bien la re­la­tion avec le consom­ma­teur, elle a deux op­tions. Elle peut ex­ploi­ter son pou­voir pour pous­ser ses four­nis­seurs à of­frir des biens et ser­vices à tra­vers son ré­seau et à ses condi­tions, comme Spo­ti­fy, Fa­ce­book et Uber le font. Si­non, l’al­ter­na­tive est de de­ve­nir une vé­ri­table «full stack start-up», en fai­sant des ac­qui­si­tions ou en pas­sant des contrats avec des four­nis­seurs pour conce­voir, fa­bri­quer et vendre ses propres pro­duits. Deux par­faits exemples (même si mo­destes) sont War­by Par­ker et Har­ry’s, une start-up amé­ri­caine qui vend des ra­soirs et des mousses à ra­ser aux hommes par abon­ne­ment men­suel : le Spo­ti­fy des men­tons. Ses lames de ra­soir sont fa­bri­quées dans sa propre usine en Al­le­magne. Ce qui est frap­pant avec de telles start-up, c’est que bien qu’elles soient fi­nan­cées par du ca­pi­tal-risque et qu’elles ex­ploitent In­ter­net et lo­gi­ciels à leur avan­tage, il ne s’agit réel­le­ment pas d’en­tre­prises tech. Les fonds de ca­pi­tal-risque comme An­drees­sen Ho­ro­witz in­ves­tissent dans ces nou­veaux bu­si­ness mo­dels, sou­vent à hau­teur de cen­taines de mil­lions de dol­lars, pour leur per­mettre d’at­teindre ra­pi­de­ment la taille vou­lue, au lieu de tra­vailler à re­pous­ser les fron­tières de la tech­no­lo­gie. Nous sommes à l’op­po­sé de l’in­ves­tis­se­ment de 20 mil­lions de dol­lars d’An­drees­sen Ho­ro­witz dans Im­pro­bable, une start-up de réa­li­té vir­tuelle. On se rap­pelle aus­si que l’en­tre­pre­neur Pe­ter Thiel s’est plaint : la Si­li­con Val­ley pré­fère “l’in­ves­tis­se­ment in­cré­men­tal” à la ré­so­lu­tion de dé­fis scien­ti­fiques com­plexes. Mais si ça marche, pour­quoi lut­ter contre ?

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