LA RUS­SIE S’AT­TEND À PLUS DE DIF­FI­CUL­TÉS ÉCO­NO­MIQUES

La Presse Business (Tunisia) - - MONDE -

L’éco­no­mie russe de­vra faire face à de nou­veaux pro­blèmes, cette an­née, à cause des prix bas du pé­trole et des sanc­tions éco­no­miques, mais elle pos­sède toutes les condi­tions né­ces­saires pour sor­tir de la crise, a dé­cla­ré le Pre­mier mi­nistre, Di­mi­tri Med­ve­dev. «Mal­gré toutes les dif­fi­cul­tés ren­con­trées par l’éco­no­mie russe, nous pos­sé­dons les ré­serves, le dé­sir et la vo­lon­té de les dé­pas­ser», a af­fir­mé M. Med­ve­dev lors du Fo­rum annuel Gai­dar, qui a réuni des hommes po­li­tiques, des scien­ti­fiques et des hommes d’af­faires im­por­tants. 2015 a pro­ba­ble­ment été l’an­née la plus dif­fi­cile de cette der­nière dé­cen­nie pour la Rus­sie, a-t-il pour­sui­vi, ajou­tant que la chute des prix du pé­trole, source im­por­tante de re­ve­nus du pays, a été ag­gra­vée par les sanc­tions éco­no­miques im­po­sées par les pays oc­ci­den­taux. Dans ce contexte, les pro­blèmes struc­tu­rels de la Rus­sie ont em­pi­ré. Il y a eu un dé­fi­cit évident des sources de crois­sance éco­no­mique et de re­cettes d’ex­por­ta­tion autres que le sec­teur des ma­tières pre­mières, qui a en­traî­né une baisse des vo­lumes de pro­duc­tion, du com­merce et des in­ves­tis­se­ments, se­lon M. Med­ve­dev. Ce­lui-ci a tou­te­fois sou­li­gné que la si­tua­tion de l’éco­no­mie est com­pli­quée mais gé­rable, ex­pli­quant que la Rus­sie est l’un des 10 pays af­fi­chant une dette ex­té­rieure basse et des ré­serves d’or et de de­vises im­por­tantes, ain­si qu’un sec­teur ban­caire stable, qui per­met­tra, au pays de prendre «les me­sures les plus dy­na­miques» pour sur­mon­ter les dif­fi­cul­tés et conti­nuer à ai­der les en­tre­prises phares dans une sé­rie de sec­teurs. Il a ap­pe­lé le pays à ar­rê­ter de dé­pendre des re­ve­nus ga­ziers et pé­tro­liers et à être prêt à ajus­ter ses pa­ra­mètres bud­gé­taires si les prix du pé­trole conti­nuaient de chu­ter. «Le prin­cipe de base de notre po­li­tique res­te­ra le même: nous de­vons vivre se­lon nos re­ve­nus», a-t-il in­sis­té. «Ce­la si­gni­fie des coupes bud­gé­taires, sur­tout dans les dé­penses du gou­ver­ne­ment, et la privatisation de cer­tains avoirs de l’Etat», a-t-il ajou­té. Par ailleurs, M. Med­ve­dev a dé­cla­ré que le gou­ver­ne­ment pour­sui­vra sa po­li­tique de sub­sti­tu­tion des im­por­ta­tions, ré­ponse que le pays a mise en place face aux sanc­tions oc­ci­den­tales. La Rus­sie élar­gi­ra éga­le­ment la co­opé­ra­tion avec l’Union éco­no­mique eur­asienne et tend à mettre en place des zones de libre-échange avec les membres de l’Or­ga­ni­sa­tion de co­opé­ra­tion de Shan­ghai et l’As­so­cia­tion des na­tions d’Asie du sud-est, se­lon M. Med­ve­dev. Quant aux re­la­tions avec l’Union eu­ro­péenne, M. Med­ve­dev a dé­cla­ré que Mos­cou es­père éga­le­ment ré­ta­blir une in­ter­ac­tion nor­male avec le bloc. «L’Eu­rope est notre voi­sin proche et un par­te­naire éco­no­mique im­por­tant mal­gré les sanc­tions dé­plo­rables. Je pense que le bon sens do­mi­ne­ra et que les sanc­tions de­vien­dront de l’his­toire an­cienne et que nos re­la­tions se ré­ta­bli­ront», a-t-il ajou­té.

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