ON POUR­RAIENT EN­TRAέNER TI­TIVES

La Presse Business (Tunisia) - - FINANCIAL TIMES -

bien re­tour­né dans sa spi­rale dé­fla­tion­niste bien connue. La BoJ a pa­ral­lè­le­ment dé­ci­dé de conti­nuer d’ac­croître sa base mo­né­taire à un rythme annuel de 80.000 mil­liards de yens (en­vi­ron 674,48 mil­liards de dol­lars) via des ac­qui­si­tions agres­sives d’obli­ga­tions d’Etat. Mais les ana­lystes notent que cette po­li­tique «avec taux d’in­té­rêt né­ga­tif» montre que la ca­pa­ci­té de la Banque cen­trale nip­pone à ac­qué­rir ces obli­ga­tions a at­teint ses li­mites car les banques com­mer­ciales vont être ré­ti­centes à dé­po­ser des fonds à la BoJ, ce qui ren­dra dif­fi­ciles de telles ac­qui­si­tions. La dé­ci­sion de la BoJ a certes tem­po­rai­re­ment ar­rê­té la hausse du yen, en­traî­nant une dé­va­lua­tion de la de­vise ja­po­naise qui s’échange dé­sor­mais à 121 yens contre un dollar, contre 1/118 au­pa­ra­vant. Mais un yen constam­ment dé­va­lué risque au fi­nal de dé­pré­cier les avoirs dé­te­nus par les mé­nages nip­pons. Par ailleurs, un autre as­pect de ce taux de dé­pôt né­ga­tif doit être étu­dié, ce­lui de la hausse du taux di­rec­teur de la Ré­serve fé­dé­rale amé­ri­caine, tan­dis que la BCE laisse en­tendre un pro­chain as­sou­plis­se­ment pour ce prin­temps. Au fi­nal, la dé­ci­sion de la BoJ, qui en­traîne un re­cul du yen, de­vrait pous­ser les autres Banques cen­trales à dé­va­luer leurs de­vises res­pec­tives. Le ré­sul­tat pour­rait se tra­duire par un sé­vère coup por­té à la lente re­prise de l’éco­no­mie mon­diale.

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